City of life and death (Lu Chuan, 2009): chronique preview

CITY OF LIFE AND DEATH/ NANKING NANKING
(Nanjing! Nanjing!)
Un film de Lu Chuan
Avec Liu Ye, Gao Yuanyuan, Hideo Nakaizumi, Fan Wei, Jiang Yiyan, Ryu Kohata, Liu Bin, Yuko Miyamoto, John Paisley
Genre: guerre, drame
Pays: Chine, Hong Kong
Durée: 2h12
Date de sortie: 21 juillet 2010


Décembre 1937, les troupes japonaises parviennent à conquérir la capitale chinoise de Nankin après plus de trois mois de lutte. Les troupes de Tchang Kaï-chek sont en déroute et les soldats japonais pénètrent sans mal dans la ville en ruine. Apeurés et blessés, un grand nombre de soldats chinois se dépouillent de leur uniforme pour échapper aux représailles ennemies en se dissimulant parmi la population civile qui se retranche peu à peu dans une zone de sécurité établie d’après des tractations entre des organisations humanitaires étrangères et les forces conquérantes. Pourtant dès les premières heures de l’invasion de la ville, les troupes japonaises se livrent à une exécution automatique des habitants et aux viols ininterrompus des femmes, quel soit leur âge. Pendant plusieurs semaines, les soldats japonais s’adonneront sans aucune limites aux actes les plus vils sous l’œil tacite et bienveillant des officiers. Pourtant un jeune soldat, Kadokawa, va peu à peu réalisé à quel point l’armée de l’Empereur s’est enfoncée dans les abîmes du crime.

Film sans concession qui pointe directement du doigt les atrocités commises par l’armée japonaise lors de la prise de la ville de Nankin, dernier bastion de la résistance chinoise face à l’invasion nippone, Nanking Nanking (ou encore City of life and death sous son titre d’exploitation internationale) débute tel un film de guerre que le cinéma chinois se plaît depuis quelques années à mettre en scène avec force d’effets pyrotechniques et décors colossaux. Dans un somptueux noir et blanc le long-métrage plonge directement le spectateur dans un maelström de feu et de sang. On le sait désormais le cinéma chinois offre désormais des reconstitutions historiques dignes du cinéma hollywoodien. Ici la démonstration est convaincante avec une mise en scène efficace et claire menée tambour battant à coup de caméra d’épaule. Si la résistance s’organise, les héros chinois tombent de façon anonyme et inévitable face aux assauts musclés de l’envahisseur nippon. La guérilla urbaine se déploie, les soldats japonais s’enfoncent vers l’inconnu pour s’apercevoir que leurs ennemis ont pris la fuite en se cachant parmi les populations civiles prises au piège.

Ainsi commence donc la seconde partie du film avec une séquence déroutante prenant place à l’intérieur d’une église. A l’affût, quelques fantassins nippons découvrent plusieurs centaines de réfugiés, femmes, enfants et vieillards mêlés avec des soldats blessés. Largement en surnombre ils se rendent pourtant aux soldats étonnés. Dès lors le système du pillage et de l’épuration commence. Systématique, atroce, barbare, le film aligne près de quinze minutes d’exécution à la mitraillette ou à la baïonnette, en enterrant vivant les prisonniers ou encore en enfermant dans une bâtisse les rescapés pour y mettre le feu l’instant d’après. Véritable catalogue du sadisme nippon, le film ne cache pas son ambition de révéler les charniers qui s’amoncellent dans la ville chinoise, réalité historique à laquelle le Japon actuel a encore du mal à faire face. Pourtant le film écarte quelques précisions qui permettraient de comprendre une telle systématisation du carnage. Non nourris par son armée, les soldats japonais se devaient eux-mêmes de trouver leur nourriture et face au grand nombre de prisonniers, qu’ils soient civils ou militaires, cette armée d’invasion ne pouvait s’offrir les capacités de pourvoir aux besoins vitaux d’une telle masse de gens.

Au-delà des nécessités militaires, le film ne se détourne pas du sujet qu’il l’occupe, celle de la cruauté des troupes nippones qui, plus qu’une simple tâche exécrable à accomplir y met une certaine dose de satisfaction non dissimulée. Le film ici rejoint les faits et les témoignages, la tuerie ayant entraînée une sorte d’exultation collective qui se poursuivra, et cela constitue la troisième partie du métrage, avec le thème des femmes de réconfort. Car après l’exécution des hommes chinois présumés soldats, les atrocités ne cessent pas et les viols répétés et forcés plongeront les survivantes chinoises dans l’horreur de la guerre. Certainement comme aucune autre armée au monde, l’armée japonaise s’est dotée d’une structure systématique de la prostitution en direction de ses soldats. Qu’elles soient d’origine japonaise, alors ces femmes ne sont rien d’autres que des prostituées de métier, ou bien d’origines coréennes ou chinoises, là les femmes sont arrachées de leur milieu et de leurs proches, les soldats peuvent à l’envi s’offrir un corps féminin pour assouvir leurs pulsions primaires. Condamnées à la faim, aux maladies vénériennes ou encore à la folie, on leur déni leur appartenance à la race humaine pour en faire des objets de plaisir que l’on jette après usage.

On le sait, ce massacre de Nankin a pu parfois servir la cause du régime chinois qui en a fait à diverses reprises l’exemple par excellence de la barbarie nippone et, indirectement, de la dénonciation de la séduction occidentale, le Japon d’alors s’étant fourvoyé dans l’exemple des grandes nations européennes. Tout en sachant prendre ce recul nécessaire face aux événements historiques, le film a tout de même l’intérêt d’exposer clairement l’une des pages les plus sombres de l’histoire sino-japonaise, y compris en abordant l’histoire des « justes », ces quelques étrangers qui ont tout fait pour maintenir une zone pacifique au cœur de la ville et qui ont sauvé d’une mort certaine des centaines de chinois et qui ont su, par la suite, révéler au monde ces atrocités que l’on pensait d’un autre âge. Aujourd’hui encore, le massacre de Nankin reste un événement mal connu de la plupart. Si City of life and death peut s’engager comme un point de départ pour redécouvrir ces souvenirs douloureux, on peut tout de même regretter que le film n’aborde pas davantage les faits relatifs qui suivront comme la condamnation de certains haut gradés militaires jugés responsables de cette horreur lors notamment du procès de Tokyo. Sans être totalement anti-japonais, le film, on s’en doute bien, ne risque pas de sortir au Japon et pourtant, à bien y réfléchir, ce n’est pas de cette façon que les réticences nippones seront bientôt dépassées. Face à l’histoire, la fiction est un bon médium pour atteindre les foules, encore faut-il engager dans l’entreprise une rigueur et une objectivité qui ne peut souffrir aucune controverse.

Midnight running (Wong Chung-ning, 2006): chronique preview

MIDNIGHT RUNNING
(Faan dau kwong bun)
Un film de Wong Chung-ning
Avec Timmy Hung, Kwok Cheung Tsang, Rumiko Maya, Calvin Choi, Carl Ng, Samuel Pang, Wing Yin Cheung, Roderick Lam
Genre: policier, comédie
Pays: Hong Kong
Durée: 1h32
Date de sortie: indéterminée

La veille du jour de noël Mari, une japonaise, se fond parmi les touristes qui se baladent dans les rues de Hong Kong à la recherche de sa victime. Voleuse au grand cœur, elle s’amuse à dérober les goujats jusqu’au moment où elle subtilise le porte-document d’u membre de la plus importante triade de la ville, le clan Tung Hing. Pensant avoir remporter un gros butin, la jeune femme est déçu d’y trouver une liste de noms sans importance à ses yeux. L’Oncle Four à la tête de la triade exige de ses hommes de retrouver au plus vite cette liste, il charge notamment Brother OD, l’un des chefs subalternes un peu fou, d’employer tous les moyens possibles. Peter, un jeune serveur du bar de Brother OD est entraîner dans cette chasse parce qu’il parle japonais. Alors qu’il retrouve la jeune voleuse nippone, il se rend vite compte qu’il partage le même rêve que celle-ci, celui d’ouvrir un bar à mojito sur la plage de Santa Maria à la Havane. Avec le policier Paul, impliqué malgré lui dans l’affaire à cause de Mari, Peter va essayer de déjouer les plans de la triade pour sauver la belle Mari.

Comédie policière fort charmante, Midnight running mélange subtilement les codes de la romance contrariée avec ceux de l’enquête et de la poursuite chers aux polars hongkongais, les gunfights meurtriers en moins. De ce côté là, le film joue plus le décalage et le ton comique que l’efficacité et la puissance de l’action. Quiproquos, renversements de situation et confusion des points de vue s’enchaînent pour servir une histoire simple mais séduisante. Première réalisation du cinéaste et scénariste Wong Chung-ning, qui avait signé l’histoire du film The three brothers de Wu Ying-kin en 1999, il révèle d’ores et déjà d’un sens de la narration et du propos en jonglant habilement sur les deux genres de la comédie et du polar. Si la scène d’exposition manque un peu de singularité, le film se lance une fois pour toute avec l’apparition du bad guy de service en chanteur de karaoké catastrophique, le fameux Brother OD, incarné par Calvin Choi, un chef avec une case en moins qui se plaît à maltraiter son subalterne, Alloy, en l’obligeant à se couper les doigts à chaque erreur à la façon des yakuzas japonais.

Le casting fait par ailleurs preuve de pertinence avec, outre Calvin Choi en gangster halluciné, Timmy Hung dans le rôle du policier dévoué qui essaye entre deux poursuites de gérer ses problèmes de couple avec Faye Faye, sa compagne mieux gradé que lui à la brigade anti-mafia. Timmy Hung avait commencé sa carrière en tant qu’assistant cascadeur sur Mr. Nice guy de Sammo Hung en 1997, avant de choisir le chemin de comédien dès l’année suivante avec une apparition dans The three lustketeers de Bosco Lam. Plus mémorable on peut le voir en coéquipier de Jackie Chan dans New police story en 2004 ou encore S.P.L. de Wilson Yip l’année d’après. Après Midnight running, il a compté parmi l’équipe de Men suddently in black 2, Flashpoint ou encore Three kingdoms: ressurection of the dragon de Daniel Lee en 2008. Dans les deux rôles principaux, ceux de Peter et Mari, deux têtes nouvelles dans le cinéma asiatique, l’actrice japonaise Rumiko Maya dont c’est le premier long-métrage et Kwok Cheung Tsang, le propre fils du comédien Eric Tsang, qui enchaîne les films depuis le début des années 2000. On peut notamment citer dans sa filmographie The eye 2, A.V., Tactical unit : no way out ou encore récemment Claustrophobia, vu récemment au Festival du Film Asiatique de Deauville.

Comédie sans prétention mais non sans qualité, Midnight running désacralise le milieu de la pègre chinoise sur le ton parodique. L’Oncle Four attend patiemment les erreurs des uns et des autres pour prendre parti, voir même pour retourner sa veste, OD pète un câble à la moindre bourde, et le petit dernier des chefs arrive avec sa bande de rappeurs des rues en tenue bling-bling du plus mauvais goût. Bref la mafia hongkongaise n’est plus ce qu’elle était même si pour la célébration d’un nouveau leader, les fastes rituelles sont de mise. Peter, le serveur qui n’avais rien demandé, est en fait le plus malin de tous et joue de son innocence pour s’esquiver dès que l’occasion se présente. Situations enjoués et musique légère donnent le ton, on est loin de la furie destructrice d’un Johnnie To tout autant des péripéties acrobatiques et drôlatiques d’un Jackie Chan. Non, Wong Chung-ning adopte son propre chemin, moins radical certes, mais tout aussi plaisant.

Coq de combat (Soi Cheang, 2007): chronique DVD

COQ DE COMBAT
(Shamo)
Un film de Soi Cheang
Avec Shawn Yue, Annie Liu, Francis Ng, Masato, Dylan Kuo, Leung Siu-lung, Ryo Ishibashi, Weiying Pei
Genre: drame, action
Pays: Hong Kong, Japon
Durée: 1h45
Editeur DVD: CTV
Date de sortie DVD: 4 septembre 2008

Coq de combat DVD

Enfant d’une famille très aisée et frère d’une petite sœur à laquelle il tient beaucoup, Ryô est à priori un adolescent de seize ans sans histoire jusqu’au jour où il assassine sauvagement ses parents. Envoyé en prison jusqu’à sa majorité, Ryô se confronte à un nouveau monde gouverné par la violence et les sévices. Souffre-douleur des autres détenus, il subit les viols et les bastonnades jusqu’au jour où il croise la route de Kurokawa, un maître de karaté énigmatique qui lui vient en aide en lui prodiguant conseils et désir de combattre. Sa destinée est dorénavant toute tracée, Ryô sera champion de free fights ou ne sera pas…

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Adapté du manga éponyme d’Izo Hashimoto, véritable best seller au Japon comme en France, le film s’écarte néanmoins du ton véritablement nihiliste de la bande-dessinée. Moins de violence, moins de sexe et surtout un personnage principal moins destructeur. Dog bite dog nous avait donné un avant-goût acide de la violence de Soi Cheang, paradoxalement il propose une autre lecture de l ‘histoire de ce champion du combat libre. Une interprétation plus construire et davantage centrée sur l’affection que Ryô porte à sa sœur. L’intrigue est de toute manière assez mince et les quelques séquences de combats, pas assez nombreuses au demeurant, ne cachent pas quelques essoufflements du récit à différentes reprises du film.

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Si le film manque parfois de rythme, il faut reconnaître à Soi Cheang une certaine science de l’image, des compositions complexes, des cadres audacieux, des mélanges colorés très expressifs mais tout cela finalement sans véritable fond. Ryô semble certes plus humain que le personnage du manga, mais son interprétation par Shawn Yue (Tiger dragon gate, Invisible target, Initial D, Infernal affairs) manque cruellement de subtilité et l’on a du mal à s’intéresser à ce personnage asocial. De même la figure du maître Kurokawa, joué par Francis Ng (The mission, Infernal Affairs), n’est pas assez développé malgré un charisme ahurissant. Après donc Love Battlefield en 2004 et Dog bite dog l’année suivante, Soi Cheang déçoit quelque peu avec Coq de combat mais pour le reste nous attendons de pied ferme son futur projet Assassins.

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Le sens du devoir 4 (Yuen Woo-ping, 1989): chronique DVD

LE SENS DU DEVOIR 4
(Wong ga si je ji IV: jik gik jing yan/ In the line of duty 4)
Un film de Yuen Woo-ping
Avec Cynthia Khan, Donnie Yen, Michael Wong, Yuen Yat Chor, Stephen Berwick, Chiao Chiao, Wing Cho
Genre: policier, polar, action, arts martiaux
Pays: Hong Kong
Durée: 1h21
Editeur DVD: HK Vidéo/ Metropolitan
Date de sortie DVD: 1er octobre 2008

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L’inspectrice Yeung reprend du service en étant chargée ici de retrouver un suspect de meurtre émigré aux Etats-Unis et de retour à Hong-Kong pour se réfugier. Derrière cette histoire, un trafic de drogue douteux et une pellicule photographique perdue dans la nature qui en gêne plus d’un. La CIA sur le coup, il faudra la meilleure fliquette de Hong Kong et l’aide de son partenaire expert en arts martiaux pour déjouer les plans machiavéliques des agents corrompus.

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Le troisième volet avait déçu par son manque de mise en scène rythmé et par l’absence de véritable caractérisation des personnages. Ici Yuen Woo-ping reprend les rennes et impose les combats et les cascades toutes les trois minutes, conférant au film une certaine dose de séquences d’action ne laissant aucun temps mort. Néanmoins il n’évite pas l’écueil des personnages trop vite esquissés, d’une intrigue somme toute assez mince et de la relégation au second plan du personnage principal, la fliquette justement, pour imposer un jeune et très athlétique inspecteur incarné par Donnie Yen (la série des Tiger Cage, Dragon inn, Iron monkey, Hero ou encore Ip Man). Sur ce point Yuen Woo-ping trahit le concept de la série puisque l’inspectrice, même si elle conserve son penchant pour la baston, ne s’en sort jamais véritablement seule. Contrairement au deux premiers opus (Royal warriors et Yes Madam avec Michelle Yeoh), l’inspectrice est plus commandée que commandante…

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Sans être tout à fait une suite au troisième opus, Cynthia Khan reprend néanmoins le rôle de L’inspectrice Yeung, le film faisant plutôt la part belle aux acteurs masculins avec tout de même son lot de bagarres. Ici les cascades spectaculaires et dangereuses laissent la place à des chorégraphies de combats plus rapides et plus complexes. Le contingent occidental est à son maximum, un blanc qui fait le singe (coup d’œil grotesque à la technique de boxe du même nom) et un black qui joue les gros bras sans oublié la femme occidentale type, c’est-à-dire blonde et sur-maquillée, tous les poncifs sur l’ennemi de l’ouest sont véhiculés assez bêtement. De ce point de vue, on avait connu Yuen Woo-ping plus inspiré, la faute peut-être à un cahier des charges contraignant où il s’agissait ici de plaire à la fois au public local mais aussi à l’exportation, la série ayant connu un très bon succès outre-Atlantique.

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Cynthia Khan quant à elle se laisse bercer par le film et ne brille pas par son volontarisme ni par la qualité de son jeu. La série, qui amorce sa descente avec les opus III et IV, tombera finalement dans l’impasse avec In the line of duty 5 : middle man en 1990, où l’actrice joue le rôle d’un boss à la tête d’une triade menacée par un autre clan avant de revenir à son rôle de Mlle Yeung dans In the line of duty 6 et 7 l’année suivante. Des films visiblement oubliés de la mémoire des cinéphiles. Cynthia Khan n’aura jamais vraiment réussi à s’imposer même si l’on peut lui concéder quelques réussites comme Blade of fury de Sammo Hung en 1993 ou encore Only the strong survive de Phillip Ko et Jim Gaines en 1995. A noter que plusieurs autres films portent comme prête-nom le titre de Yes, Madam !, histoire d’en rajouter encore un peu plus à la confusion…

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Le sens du devoir 3 (Arthur Wong et Brandy Yuen, 1988): chronique DVD

LE SENS DU DEVOIR 3
(Huang jia shi jie zhi III: ci xiong da dao/ Force of the dragon/ Yes madam 2/ In the line of duty 3)
Un film d’Arthur Wong et Brandy Yuen
Avec Cynthia Khan, Hiroshi Fujioka, Yung Sai-kit, Michiko Nishiwaki, Yueh Hua, Paul Chun, Eric Tsang, Richard Ng
Genre: policier, polar, action, arts martiaux
Pays: Hong Kong
Durée: 1h21
Editeur DVD: HK Vidéo/ Metropolitan
Date de sortie DVD: 1er octobre 2008

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Cette fois-ci l’intrigue amène un couple meurtrier de japonais à la solde de l’armée rouge japonaise sur les terres de l’ex-colonie anglaise. Responsable de dizaines de morts lors du braquage d’un défilé de bijoux, le couple infernal cherche à échanger les précieuses pierres contre des armes lourdes qui serviront la cause. Un policier japonais expérimenté mais impulsif est envoyé sur les lieux pour aider la police criminelle hongkongaise, et notamment l’inspectrice Rachel Yeung, dans leurs investigations mais très vite les choses dérapent et la cruauté du couple va semer la terreur.

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Pour ce troisième opus de la série Le sens du devoir, la jeune actrice Cynthia Khan remplace Michelle Yeoh partie à la retraite en 1987 pour fonder son foyer avec le producteur Dickson Poon à l’origine de cette franchise. Réalisé par le duo Arthur Wong et Brandy Yuen, ce volet n’égale en rien les deux premiers titres. Arthur Wong est plus connu pour son travail de chef opérateur et n’avait réalisé jusqu’ici qu’un seul film, The fool escape en 1980, Brandy Yuen quant à lui n’en a réalisé que deux, The champions (1983) et Three against the world (1988), et se distingue plus pour sa carrière d’acteur.

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Le film alterne selon les conventions scènes d’exposition et séquences d’action mais la sauce ne prend tout simplement pas, les personnages étant trop simplement esquissé ou bien alors complètement caricaturaux, en particulier le chef de la section criminelle qui n’est autre que l’oncle de la jeune fliquette. Idiot et froussard, ses acolytes ne le sont pas moins et bien entendus face aux assassins de l’Archipel ils ne pèsent pas bien lourd. Quelques bagarres comme celles du chantier naval peuvent retenir l’attention mais elles ne rivalisent pas vraiment avec les morceaux de bravoure des deux premiers opus.

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Cynthia Khan n’a ni le charme ni la grâce de Michelle Yeoh et son nom de scène n’est rien d’autre que la combinaison des noms de Cynthia Rothrock avec celui de Michelle Khan, nom d’artiste jusqu’alors utilisé par Michelle Yeoh. Sa filmographie comptant une petite trentaine de films entre 1987 et 1998, Cynthia Khan signera pour les opus suivant de la série depuis Le sens du devoir 4 en 1989 jusqu’à In the line of duty 7 en 1991, les trois derniers films restant inédits en France. On notera quelques titres plus intéressants tels que Tiger cage 2 de Yuen Woo-ping en 1990, Zen of sword de Yu Mang-san en 1992, Blade of fury de Sammo Hung en 1993, Madam City Hunter de Johnny Kong la même année ou encore Only the strong survive de Phillip Ko en 1995. Oeuvrant principalement dans des films d’action et d’arts martiaux, sa carrière s’est finalement tournée vers les séries télévisées au milieu des années quatre-vingt dix.

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Le sens du devoir 2 (Corey Yuen, 1985): chronique DVD

LE SENS DU DEVOIR 2
(Huang jia shi jie/ Yes madam/ In the line of duty 2)
Un film de Corey Yuen
Avec Michelle Yeoh, Cynthia Rothrock, John Sham, Tsui Hark, Sammo Hung, Mang Hoi, Dennis Chan
Genre: policier, polar, action, arts martiaux
Pays: Hong Kong
Durée: 1h21
Editeur DVD: HK vidéo/ Metropolitan
Date de sortie DVD: 18 septembre 2008

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Tin, l’un des chefs des triades se fait doubler par son comptable qui a fait des clichés de son dernier deal crapuleux. Lancés à ses trousses, les hommes de Tin le retrouve et le liquide sans pour autant mettre la main sur le microfilm compromettant. L’inspectrice Ng et sa collègue de Scotland Yard suivre la trace du passeport du défunt qui est tombé dans les mains d’un faussaire qui ne sait pas combien la pièce qu’il possède peut lui attirer tous les ennuis de Hong Kong. Les deux fliquettes mettent tout en œuvre pour retrouver le microfilm et ainsi coincer Tin lui-même.

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Moins efficace que Le sens du devoir/ royal warriors sorti quelques mois après, Le sens du devoir 2/ Yes Madam fut pourtant le véhicule de la renommée pour Michelle Yeoh. Découvertes quelques années auparavant par le producteur  Dickson Poon, qui deviendra peu après son mari, ce dernier l’introduisit dans le monde du cinéma et tout particulièrement de l’équipe Corey Yuen/ Sammu Hung qui feront d’elle une actrice physique très complète. Elle tournera près de six films avec son producteur jusqu’à Le casse du siècle en 1987, réalisé par Stephen Shin, avant de prendre sa retraire, provisoire, pour s’occuper de son foyer avant son grand retour en 1992 pour Police Story 3 de Stanley Tong.

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L’on comprend dès lors pourquoi dans Le sens du devoir 3 puis sa suite réalisés respectivement en 1988 et 1989, Michelle Yeoh ne reprendra pas son rôle de fliquette musclée, laissant sa place à la très belle Cynthia Khan. Anecdote amusante le patronyme de Khan fut choisi par Dickson Poon lui-même lorsqu’il lança Michelle Yeoh, qui s’appelait donc Michelle Khan à l’écran, jusqu’à ce que l’actrice reprenne son nom de famille lors de son come back au cinéma.

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Ce film voit également les débuts en tant qu’actrice de l’une des championne du kung-fu wushu aux Etats-Unis, Cynthia Rothrock. Particulièrement athlétique, sa silhouette tranche avec celle de Michelle Yeoh, plus fluette et féminine. Pourtant les scènes d’action avec les flics femmes ne manquent pas de violences et semblent particulièrement ardues en termes de cascades, surtout la scène finale, déluge de chutes très dangereuses. Contrairement à Royal warriors, Yes Madam est beaucoup plus comique et moins sérieux, accumulant les personnages gaffeurs tels que les deux voleurs, Doliprane et Hextril, et le faussaire de service, Synthol, incarné par Tsui Hark lui-même ! Sammo Hung fait quant à lui une apparition dans le rôle du vieux maître obnubilé par la nourriture dans un hospice pour personne âgée.

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Le sens du devoir (David Chung, 1986): chronique DVD

LE SENS DU DEVOIR
(Wong ga jin si/ Royal warriors/ In the line of duty)
Un film de David Chung
Avec Michele Yeoh, Michael Wong, Hiroyuki Sanada, Eddie Maher, Bai Ying, Dennis Chan
Genre: policier, polar, action, arts martiaux
Pays: Hong Kong
Durée: 1h32
Editeur DVD: HK vidéo/ Metropolitan
Date de sortie DVD: 16 septembre 2008

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De retour à Hong Kong après un séjour au Japon, l’inspectrice Michelle Yip déjoue, avec la complicité de Michael Wong et de Yamamoto, respectivement agent de sécurité et ancien policier d’Interpol, un détournement d’avion ayant pour but de libérer un dangeureux criminel sur le point d’être extradél. Congratulés et félicités par les médias, le trio héroïque va vite devenir la cible des représailles du groupe terroriste dont deux des membres sont morts lors de l’attentat dans l’avion. La police hongkongaise met tout en œuvre pour retrouver les malfaiteurs et protéger ses trois personnalités médiatiques mais très vite l’inspectrice Yip met la main à la pâte pour palier à l’inefficacité de ses collègues, discrètement rejointe par l’ancien policier japonais. En plein cœur de Hong Kong la poursuite va faire rage.

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La série Le sens du devoir fut un tremplin pour la carrière de Michelle Yeoh pourtant c’est bien Yes Madam !, titré Le sens du devoir 2 en France, qui sorti le premier l’année précédente en 1985 juste après Le flic de Hong-Kong 2, réalisé par Sammo Hung et qui présentait l’actrice dans un second rôle. Cet opus dont le titre international original est Royal warriors (titre fallacieux s’il en est) révèle donc que cette série n’en est pas véritablement une  puisque dans le second volet Le sens du devoir 2 (Yes Madam ! donc) Michelle Yeoh n’incarne pas le personnage de la policière Michelle Yip mais celui de l’inspectrice Ng. Vous suivez ?  Tout ça pour pointer du doigt les pratiques commerciales de l’époque qui mélangeait allégrement les titres originaux et les titres à l’exportation sans véritable logique cinématographique.

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Les trois années, de 1985 à 1987, consacre l’actrice dans le domaine de l’action musclée et Michelle Yeoh s’impose à l’époque comme l’alter ego féminine de Jackie Chan. Le sens du devoir est en cela éloquent, les bastons sont véritablement impressionnantes et violentes. La contribution de l’acteur Hiroyuki Sanada y est aussi peut être pour quelque chose lorsque l’on sait qu’il était lui-même à l’époque le disciple de Sonny Chiba, le roi du film d’action nippon à la fin des années soixante-dix et quatre-vingt. Contrairement à Michelle Yeoh, Sanada a déjà une décennie de carrière derrière lui, principalement des rôles à la télévision dans San Ku Kai par exemple, mais pas seulement. Il a tourné pour Kinji Fukasaku dans Shogun samourai et Les évadés de l’espace en 1978 ou encore pour Norifumi Suzuki dans Shogun ninja en 1980. En 1982 il avait déjà tourné dans un film hong-kongais de Corey Yuen, Ninja in the dragon’s den. En France il est bien sûr plus connu pour ses rôles dans Ring et Ring 2 de Hideo Nakata, Le samouraï du crépuscule de Yoji Yamada ou encore la super-production américaine Le dernier samouraï d’Edward Zwick avec Tom Cruise en 2003. Sa carrière internationale continue aujourd’hui avec des films tels que Sunshine et Speed racer.

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Dans la grande tradition du film d’action hong-kongais, Le sens du devoir 2 alterne la mise en place de l’intrigue avec des séquences de poursuites et de bagarres toutes plus impressionnantes les unes que les autres, par exemple une chute vertigineuse de l’un des protagonistes d’un immeuble, séquence filmée à plusieurs caméras donnant des points de vue incroyables sur le cascadeur en chute libre. Les chorégraphies des combats sont de hautes volées avec des retombées dangereuses et des figures complexes très maîtrisées. Michelle Yeoh révèle ses capacités physiques. Séduite par la danse et la natation dès son enfance, sa pratique des arts martiaux est cependant récente puisqu’elle a débuté avec son premier film en 1984, The owl & Bumbo, réalisé par Sammo Hung. Ici elle semble à son aise et donne de sa personne dans de nombreuses scènes très risquées. Avec les séries Police story et Le flic de Hong-kong, celle du Sens du devoir semble parmi les plus abouties.

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Wushu (Antony Szeto, 2008): chronique DVD

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Un film d’Antony Szeto
Avec Sammo Hung Kam-bo, Fengchao Liu, Wenjie Wang, Wang Fei, Yongchen Liu, Yachao Wang
Genre: action, drame, sport, arts martiaux
Pays: Hong Kong
Durée: 1h34
Editeur DVD: First International Production
Date de sortie DVD: 8 avril 2009

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Li Yi et Li Er sont deux frères que leur père, Li Hui, emmènent s’entraîner dans l’école d’arts martiaux où il est professeur et dont il fut lui-même, enfant, l’un des meilleurs élèves. Alors que les deux garçons commencent à s’adapter à cette nouvelle vie, ils font la rencontre de Fong Fong, l’une des élèves les plus douées, mais également de Zhang et de Yauwu, deux autres enfants avec qui ils se lient vite d’amitié. Dix ans plus tard, les cinq étudiants sont devenus des sportifs de haut niveau et se préparent à la compétition régionale de wushu. Au même moment, un gang de voyous kidnappent une série d’enfants dans les lieux publics. Ces enlèvements sont orchestrés par He Le, un ancien élève de l’école de wushu renvoyé pour avoir participé à des combats clandestins. Parce que certains pratiquants de wushu lui mettent des bâtons dans les roues, il décide d’enlever les deux frères jumeaux de l’école qui ont prévu de faire une démonstration lors de la compétition.

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Film familial qui tente de présenter un aspect peu montré dans le cinéma d’arts martiaux actuel, celle de la formation des enfants dans de grandes écoles chinoises, Wushu fait pourtant le grand écart entre le pur film de sport, les longues séquences de démonstrations ou de combats dans le cadre de la compétition sont nombreuses, et le film d’action avec l’enjeu dramatique des enfants kidnappés. Si le premier aspect du film n’est pas inintéressant, le mélange des genres lui ne fonctionne pas du tout et le long-métrage finit par acquérir un statut bancal par ailleurs amplifié par la très mauvaise mise en scène d’Antony Szeto, qui fut lui-même élève d’une école d’arts martiaux chinoise dans les années quatre-vingt avant de commencer sa carrière au cinéma en tant que cascadeur.

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Certes les performances martiales sont impressionnantes, les jeunes acteurs et actrices sont tous issus des écoles de wushu, et la présence du charismatique Sammo Hung Kam-bo permettent d’apprécier quelques scènes ici et là mais le film manque d’homogénéité et surtout de véritable identité. Sur le thème de l’importance des décisions que chacun doit prendre au cours de sa vie, Wushu tente de réconcilier l’aspect purement physique de la pratique avec son autre versant, la formation psychologique de l’individu, le wushu ne se contentant pas de former des athlètes mais aussi des individus responsables et humainement riches. Le film joue donc parfois la carte de la morale en insistant sur les valeurs telles que la piété filiale, l’abnégation, l’amitié ou la persévérance avec néanmoins une fâcheuse tendance au manichéisme. On se tournera de préférence vers les films que Jackie Chan et Sammo Hung ont tourné dans les années soixante-dix, des films bien plus impertinents et drôles sur la tradition de l’enseignement martial tel que les deux acteurs ont pu le connaître dans leur prime jeunesse.

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Blood: the last vampire (Chris Nahon, 2009): chronique cinéma

BLOOD: THE LAST VAMPIRE
Un film de Chris Nahon
Avec Gianna Jun, Allison Miller, Masiela Lusha, Andrew Pleavin, Colin Salmon, JJ Feild, Koyuki, Liam Cunnigham
Genre: fantastique, action
Durée: 1h29
Date de sortie: 17 juin 2009

Blood the last vampire affiche

Durant la guerre du Vietnam, une étrange guerre s’installe dans les rues sombres d’une ville japonaise aux abords d’une base américaine. Une société secrète fait appel aux services d’une jeune femme aux pouvoirs surhumains, Saya. Celle-ci est en fait une suceuse de sang, une créature ancienne qui manie le sabre comme personne avec une force incroyable. Celle-ci recherche la créature responsable de la mort de son père quelques siècles plus tôt. Cette créature, Onigen, est à la tête d’une descendance de démons qui peuvent prendre forme humaine. Saya les traque sans répit jusqu’à infiltrer le lycée de la ville.

Blood the last vampire photo 1

Blood the last vampire photo 2

Disons-le sans attendre, nous ne nous attendions pas à grand chose de ce film, remake rappelons-le du film d’animation éponyme réalisé par Hiroyuki Kitakubo en 2000. Cette fois-ci c’est le réalisateur français Chris Nahon (L’empire des loups, Le baiser mortel du dragon) qui s’y colle (mal). Pour être clair sur le film, rien n’est réussi et ce qui étonne le plus dans cette affaire c’est que le projet ne s’est pas offert les moyens de ses ambitions. Car la version live n’en manquait pas d’ambitions : histoire qui se déroule dans une base américaine au Japon dans les années soixante au moment de la guerre du Vietnam, ambiance digne des polars dans les petits hôtels miteux de la ville, combats dantesques et aériens, influences du film de sabre et des films de ninjas, armées de démons et autres bêtes volantes, etc. Mais le constat est tout autre, absolument rien dans ce film n’est abouti et réussi. Passons sur certains moments involontairement comiques des situations et des dialogues, les combats sont pauvres, sur-découpés, gâchés par des flots de sang numériques risibles. Le réalisateur et les producteurs ont voulu faire un film qu’ils ne pouvaient pas s’offrir.

Blood the last vampire photo 3

Là où le numérique avait fait le succès de l’original animé, ce sont les mêmes effets numériques (très ratés donc) qui font de ce remake un objet indigeste. Le niveau ne dépasse celui d’une série TV des années quatre-vingt dix avec une très mauvaises intégration des images de synthèse avec l’environnement réel. N’est pas ILM qui veut. Les combats au sabre auraient néanmoins pu relever le niveau mais ici les chorégraphies sont peu spectaculaires et surtout le découpage viennent anéantir tout effort de performance en matière de cascades et autres voltiges dans les airs. Là encore sans un certain Yuen Woo-ping aux commandes, ce genre d’acrobaties vire très vite au n’importe quoi. Pire le scénario n’a visiblement pas fait l’objet d’une attention particulière puisque les situations s’enchaînent sans véritable enjeux ni explications de cause à effets. Saya cherche à venger son père soit, mais en quoi a t-elle besoin de cette société secrète pour attirer Onigen à elle ? De même les motivations des créatures sont peu claires et leurs pouvoirs leur permettrait aisément de se débarrasser de toute la population. Un scénario peu travaillé, pour ne pas dire bâclé, qui ne rend véritablement pas hommage au petit bijoux d’animation éponyme. Ronny Yu avait quitté le navire, peut-être avait-il pressenti le naufrage à venir.

Blood the last vampire photo 4

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