Sherlock Holmes 2 – Jeux d’ombres (2011, Guy Ritchie)

 Fin du XIXème siècle, l’Angleterre s’est transformée sous les effets de l’industrialisation. Sur le continent les empires vacillent, les attentats anarchistes sèment le trouble. Depuis quelques mois la vieille Europe tremble, la guerre menace entre la France et la Prusse. Décelant une machination diabolique derrière ces évènements sombres, le célèbre détective Sherlock Holmes enquête. Mais il va devoir se passer de son fidèle assistant, le Dr Watson, car celui-ci est sur le point de sa marier avec la charmante Mary. La veille de la cérémonie, et en prétextant l’enterrement de vie de jeune garçon du Dr Watson, Holmes croise le chemin de Simza la gitane, première piste qui conduiront le duo à travers l’Europe à la poursuite d’un ennemi cruel mais à l’esprit affûté, le professeur Moriarty. Lire la suite « Sherlock Holmes 2 – Jeux d’ombres (2011, Guy Ritchie) »

Agenda cinéma: semaine du 11 janvier 2012

Les titres en bleu sont chroniqués dans nos pages

10 jours en or (Nicolas Brossette, 2010)

Dans la tourmente (Christophe Ruggia, 2011)

El gusto (Safinez Bousbia, 2011) documentaire

Himalaya, terre des femmes (Marianne Chaud, 2010) documentaire

Il n’y a pas de rapport sexuel (Raphaël Siboni, 2011) documentaire

Intruders (Juan Carlos Fresnadillo, 2011)

J. Edgar (Clint Eastwood, 2011)

La colline aux coquelicots (Kokuriko-zaka kara, Goro Myazaki, 2011) animation

La ville abandonnée (Yellow sky, William Wellman, 1948) reprise

Le projet Nim (Project Nim, James Marsh, 2011) documentaire

Les nouveaux chiens de garde (Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, 2011) documentaire

L’orpheline avec en plus un bras en moins (Jacques Richard, 2010)

Objection (Motforestilling, Erik Lochen, 1972) reprise

Parlez-moi de vous (Pierre Pinaud, 2012)

The darkest hour (Chris Gorak, 2011)

Une nuit (Philippe Lefebvre, 2011): chronique cinéma

UNE NUIT
Un film de Philippe Lefebvre
Avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan, Grégory Fitoussi, Jean-Pierre Martins, Jean-Paul Muel, Sophie Broustal, Gérald Laroche, Richard Bohringer
Genre : Policier
Pays : France
Durée : 1h40
Date de sortie : 4 janvier 2012

Le commandant Simon Weiss, flic de la Brigade Mondaine, parcourt chaque nuit les rues parisiennes en évoluant à découvert dans les différentes boîtes de nuit et cabarets de la capitale. L’expérience lui a appris les ficelles du métier et surtout un sang froid qui lui permet d’approcher les malfrats, même parfois de partager certains secrets avec eux. Cette nuit-là une jeune recrue, Laurence, lui est adjointe comme chauffeur. Mais l’IGS est après lui pour une sombre affaire de corruption. Comme chaque soir, Weiss fera le tour des établissements de nuit et croisera le chemin de Tony Garcia, un ancien du monde de la nuit tout comme lui, puis Jo Linder, un homme fiché au grand banditisme qui souhaite ouvrir prochainement un nouvel établissement. Pris entre le feu de la police des polices et celui des criminels des bas-fonds, Weiss devra ruser pour tirer sa carte du jeu.

Le cinéma français aime le polar et celui-ci, de temps en temps, le lui rend bien. La nuit est l’un de ces films réalistes dans la lignée de Le petit lieutenant de Xavier Beauvois ou encore plus récemment Polisse de Maïwenn. Le cinéaste écarte donc la veine du spectaculaire pour s’attacher davantage à ses personnages et surtout au contexte du métier de flic de la Mondaine, un véritable monde à part avec ses secrets, ses habitudes et surtout ses travers inavoués. Le monde de la nuit est un monde où la loi ne prévaut pas et surtout où la morale est rancardée aux vestiaires. L’alcool, la drogue, la prostitution et la pornographie sont les ingrédients d’un cocktail nocturne qui font des membres de la pègre des gens influents, incontournables, maîtres de leurs secteurs. Mais une certaine nostalgie se cramponne, celle des spectacles de cabarets, des figures anthologiques à l’emballage travesti poussant la chansonnette avec une honnêteté touchante. Le film parle de tout cela sans en avoir l’air. Roschy Zem, d’une classe proprement séduisante, traverse tout ce capharnaüm avec une maîtrise de soi confondante. Face à lui Sara Forestier, qui a fait bien du chemin depuis L’esquive qui l’a révélé au grand public en 2004, ne démérite pas. Discrète, curieuse d’un monde qu’elle découvre peu à peu, elle est sagement à l’écoute de celui qui la guide dans les ruelles obscures de la capitale. Non pas un grand rôle de composition mais bien plutôt un rôle de soutien, qui s’offre comme un contrepoint à celui de Roschdy Zem.

La mise en scène est, elle, précise, efficace, dénuée de plans futiles. Une certaine nervosité s’en dégage, nervosité volontairement accentuée lors de la confrontation du flic avec les différents protagonistes peu scrupuleux de la loi française. Samuel Le Bihan, Grégory Fitoussi, Jean-Pierre Martins, Gérald Laroche tirent leur épingle du jeu mais c’est étonnement Richard Bohringer, dans un tout petit rôle, qui retient l’attention. Puissance de la « gueule d’acteur », on retrouve ici un hommage succinct mais vibrant aux visages du cinéma policier français des années cinquante et soixante, celui où les truands et les flics n’étaient, en fin de compte, pas si différents. Mais justement si hommage il y a, Philippe Lefebvre évite consciencieusement cette contemplation béate du cinéma envers ces truands violents et peu honorables. La veine réaliste lui imposant une certaine objectivité du propos. Reste l’histoire de l’amitié virile, petit cliché du genre remise en question dans la conclusion du film. Là où le film impressionne encore davantage, c’est dans son écriture. Unité de lieu (Paris) et de temps (une seule nuit) sont scrupuleusement respectés, animant ainsi le film d’une densité rare. Une petite pépite du cinéma français qu’il serait dommage de manquer.

Agenda cinéma: semaine du 04 janvier 2012

Les titres en bleu sont chroniqués dans nos pages

A l’âge d’Ellen (Im alter von Ellen, Pia Marais, 2009)

Africa, le sang et la beauté (Africa, blood and beauty, Serge Yastreb, 2011) documentaire

Anonymous (Roland Emmerich, 2011)

Beau rivage (Julien Donada, 2010)

Freakonomics (Heidi Ewing, Alex Gibney, Seth Gordon, Rachel Grady et Eugene Jarecki, 2010) documentaire

Goodbye Mister Christie (Phil Mulloy, 2010) animation

Jane Eyre (Robert Stevenson, 1944) reprise

La chasse (Jakten, Erik Lochen, 1959) reprise

Le pacte (Seeking justice, Roger Donaldson, 2011)

Les acacias (Las acacias, Pablo Giorgelli, 2011)

Louise Wimmer (Cyril Mennegun, 2010)

Take shelter (Jeff Nichols, 2011)

Un jour mon père viendra (Martin Valente, 2010)

Une nuit (Philippe Lefebvre, 2011)

Une vie meilleure (Cédric Kahn, 2010)

Centenaire de la Nikkatsu à la Cinémathèque Française

Après le Festival des 3 Continents à Nantes c’est au tour de la Cinémathèque Française à Paris d’accueillir, depuis le 7 décembre, la rétrospective organisée en l’honneur du centenaire de la Nikkatsu !! Et oui voilà déjà un siècle que le célèbre studio nippon produit, distribue et exploite des films !!
Quarante films au programme !! Jusqu’au 20 janvier 2012, ne ratez pas l’occasion de voir certains films très rares ou revoir quelques morceaux d’anthologie !!

Long métrages :

1921 Gôketsu Jiraiya (Jiraiya le ninja) : Shôzô Makino
1927 Chuji tabi nikki : goyo hen (Carnets de voyage de Chuji) : Daisuke Itô
1930 Fujiwara yoshie no furusato (Terre natale) : Kenji Mizoguchi
1931 Oatsurae Jirokichi kichi (Le chevalier voleur) : Daisuke Itô
1935 Tange Sazen kyakuman ryô no tsubo (Tange Sazen et le pot d’un million de ryôs) : Sadao Yamanaka
1939 Oshidori utagassen (Singing love birds) : Masahiro Makino
1939 Tsuchi (La terre): Tomu Uchida
1939 Tsuchi to hetai (Terre et soldats) : Tasaka Tomotaka
1936 Kôchiyama Sôshun : Sadao Yamanaka
1955 Ashita kuru hito (Till we meet again) : Yûzô Kawashima
1956 Kurutta kajitsu (Passions juvéniles) : Kô Nakahira
1956 Suzaki paradizu : aka shingô (Le paradis de Suzaku): Yûzô Kawashima
1957 Bakumatsu taiyôden (Chronique du soleil à la fin d’Edo) : Yûzô Kawashima
1958 Sabita naifu (Rusty knife) : Toshio Masuda
1959 Kaitei kara kita onna (The woman from the sea) : Koreyoshi Kurahara
1960 Kyonetsu no kisetsu (The warped ones) : Koreyoshi Kurahara
1961 Buta to gunkan (Cochons et cuirassés) : Shôhei Imamura
1963 Izu no odoriko (Izu dancer) : Katsumi Nishikawa
1963 Yaju no seishun (La jeunesse de la bête) : Seijun Suzuki
1964 Akai satsui (Désir meurtrier) : Shôhei Imamura
1964 Kuroi taiyo (Black sun) : Koreyoshi Kurahara
1966 Tôkyô nagaremono (Le vagabond de Tokyo) ! Seijun Suzuki
1967 Koruto wa ore no pasupôto (A colt is my passport): Takashi Nomura
1970 Noraneko rokku: sekkusu hanta (Boulevard des chattes sauvages): Yasuharu Hasebe
1971 Danchizuma : hirusagari no jôji (Le jardin secret des ménagères perverses): Shôgorô Nishimura
1973 Furyo shôjo : noraneko no seishun (Delinquent girl : alley cat in heat) : Chûsei Sone
1973 Nureta koya o hashire (Retreat through the wet wasteand): Yukihiro Sawada
1973 Onna jigoku: mori wa nureta (L’enfer des femmes: forêt humide) : Tatsumi Kumashiro
1976 Bôkô kirisaki jakku (Assault! Jack the ripper): Yasuharu Hasebe
1977 Shinjuku midaregai: ikumade matte: Chûsei Sone
1978 Hitozuma shudan boko chishi jiken (Rape and death of a housewife): Noboru Tanaka
1978 Sasurai no koibito: memai: Masaru Konuma
1979 Dabide no hoshi: bishô-gari (Star of David: beautiful girl hunter): Norifumi Suzuki
1982 Shirobara gakuen: soshite zen’in okasareta (White rose campus: then, everybody gets raped/ I spit on your bus): Kôyû Ohara
1985 Rabu hoteru (Love hotel): Shinji Somai

courts-métrages:

1899 Momijigari (Promenade sous les feuilles d’érable): Tsunekichi Shibata
1926 Chokon : Daisuke Itô
1929 Tôkyô koshin kyoku (La marche de Tokyo) : Kenji Mizoguchi
1937 Ketto takadanobaba : Hiroshi Inagaki et Masahiro Makino

Autour de la Nikkatsu :

2011 Inside the pleausre dome of japanese erotic cinema: Yves Montmayeur