RG Veda (Hiroyuki Hebata, Takamasa Ikegami): chronique DVD

RG VEDA
Un film de Hiroyuki Hebata et Takamasa Ikegami
Genre: animation
Pays: Japon
Durée: 1h
Editeur DVD: Black Bones
Date de sortie DVD: 18 février 2009

Du temps où les Dieux règnent sur la terre et les cieux, le dieu Taishakuten renverse l’empereur Tentei et installe sa suprématie. Mais une prophétie annonce le rassemblement de six étoiles, six dieux guerriers qui mettront un terme à sa dictature et son ignominie. Yasha-ô du Nord, Ryu-ô de l’ouest et Karura-ô du Sud, protègent l’enfant d’Ashura-ô, dont le père fut terrasé par les mains même de Taishakuten. Les trois guerriers et l’enfant sont à la recherche des deux autres étoiles pour accomplir la prophétie et mettre à bas le tyran. Acculés dans les royaumes du Nord par l’armée scélérate, ils vont devoir faire face au Démon du château des glaces, une petite fille née du clan divin et attendant depuis plus de trois cents ans la venue des siens. Blessée par la solitude, elle désire faire de Yasha son compagnon pour les millénaires à venir…

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Première adaptation animée d’une œuvre du studio Clamp, RG Veda est l’un de ses titres majeurs de l’animation japonaise, participant, au début des années quatre-vingt dix, à la notoriété d’un nouveau format appelé OAV, des titres sortant directement sur support vidéo pour satisfaire la gourmandise des fanatiques d’animation. Dans la lignée des univers d’heroic-fantasy tels que celui développé dans Chroniques de la guerre de Lodoss sorti l’année précédente, RG Veda nous conte le destin de preux chevaliers et enchantresses dans un monde plongé dans le chaos et la souffrance. Sorts magiques, pouvoirs mystiques, créatures fantastiques, combats épiques, les ingrédients sont là mâtinés de la touche Clamp, c’est à dire d’une galerie de personnages androgynes et racés et des tons pastels issus de l’influence du style art nouveau. Pourtant ici, la déception est grande. Si le design character est à la hauteur, l’animation témoigne clairement d’un manque de moyens et le scénario n’arrive pas à développer un monde bien trop riche pour seulement deux OAV de quarante-cinq minutes chacun. Pire, la fin du second chapitre lance enfin l’histoire mais l’on doit en rester là. C’est un arrière-goût amer que nous laisse ce titre pourtant fameux, et la lecture des dix tomes du manga est nécessaire pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire d’un autre âge.
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