Blood: the last vampire (Chris Nahon, 2009): chronique cinéma

BLOOD: THE LAST VAMPIRE
Un film de Chris Nahon
Avec Gianna Jun, Allison Miller, Masiela Lusha, Andrew Pleavin, Colin Salmon, JJ Feild, Koyuki, Liam Cunnigham
Genre: fantastique, action
Durée: 1h29
Date de sortie: 17 juin 2009

Blood the last vampire affiche

Durant la guerre du Vietnam, une étrange guerre s’installe dans les rues sombres d’une ville japonaise aux abords d’une base américaine. Une société secrète fait appel aux services d’une jeune femme aux pouvoirs surhumains, Saya. Celle-ci est en fait une suceuse de sang, une créature ancienne qui manie le sabre comme personne avec une force incroyable. Celle-ci recherche la créature responsable de la mort de son père quelques siècles plus tôt. Cette créature, Onigen, est à la tête d’une descendance de démons qui peuvent prendre forme humaine. Saya les traque sans répit jusqu’à infiltrer le lycée de la ville.

Blood the last vampire photo 1

Blood the last vampire photo 2

Disons-le sans attendre, nous ne nous attendions pas à grand chose de ce film, remake rappelons-le du film d’animation éponyme réalisé par Hiroyuki Kitakubo en 2000. Cette fois-ci c’est le réalisateur français Chris Nahon (L’empire des loups, Le baiser mortel du dragon) qui s’y colle (mal). Pour être clair sur le film, rien n’est réussi et ce qui étonne le plus dans cette affaire c’est que le projet ne s’est pas offert les moyens de ses ambitions. Car la version live n’en manquait pas d’ambitions : histoire qui se déroule dans une base américaine au Japon dans les années soixante au moment de la guerre du Vietnam, ambiance digne des polars dans les petits hôtels miteux de la ville, combats dantesques et aériens, influences du film de sabre et des films de ninjas, armées de démons et autres bêtes volantes, etc. Mais le constat est tout autre, absolument rien dans ce film n’est abouti et réussi. Passons sur certains moments involontairement comiques des situations et des dialogues, les combats sont pauvres, sur-découpés, gâchés par des flots de sang numériques risibles. Le réalisateur et les producteurs ont voulu faire un film qu’ils ne pouvaient pas s’offrir.

Blood the last vampire photo 3

Là où le numérique avait fait le succès de l’original animé, ce sont les mêmes effets numériques (très ratés donc) qui font de ce remake un objet indigeste. Le niveau ne dépasse celui d’une série TV des années quatre-vingt dix avec une très mauvaises intégration des images de synthèse avec l’environnement réel. N’est pas ILM qui veut. Les combats au sabre auraient néanmoins pu relever le niveau mais ici les chorégraphies sont peu spectaculaires et surtout le découpage viennent anéantir tout effort de performance en matière de cascades et autres voltiges dans les airs. Là encore sans un certain Yuen Woo-ping aux commandes, ce genre d’acrobaties vire très vite au n’importe quoi. Pire le scénario n’a visiblement pas fait l’objet d’une attention particulière puisque les situations s’enchaînent sans véritable enjeux ni explications de cause à effets. Saya cherche à venger son père soit, mais en quoi a t-elle besoin de cette société secrète pour attirer Onigen à elle ? De même les motivations des créatures sont peu claires et leurs pouvoirs leur permettrait aisément de se débarrasser de toute la population. Un scénario peu travaillé, pour ne pas dire bâclé, qui ne rend véritablement pas hommage au petit bijoux d’animation éponyme. Ronny Yu avait quitté le navire, peut-être avait-il pressenti le naufrage à venir.

Blood the last vampire photo 4

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