Agenda cinéma : semaine du 1er août 2018

Programme très particulier cette semaine car le nombre de films reprise dépasse largement celui des films inédits. Dix-sept films connaissent ainsi une ressortie sur grand écran contre dix nouveautés. Parmi ces dernières, le dernier opus de la célèbre franchise interprétée et produite par Tom Cruise, Mission : impossible – Fallout, devrait s’imposer aisément dans les salles en l’absence de concurrent solide. Que ce soit la comédie américaine de service, Contrôle parental, où le drame britannique My Lady, les deux films ont peu de chance de pouvoir rivaliser avec le film d’espionnage, dont l’action se passe en grande partie dans la capitale française. Du côté des productions plus intimistes, le film d’animation taïwanais Happiness road pourrait tirer son épingle du jeu, bénéficiant de bonnes critiques dans la presse. Du côté des reprises, il faut noter la belle rétrospective de dix films consacrée au cinéaste japonais Yasujirō Ozu, Ces dix longs-métrages, réalisés entre 1949 et 1962, témoignent de la maîtrise que le cinéaste a acquis tant sur le plan narratif que sur le plan formel. Autre rétrospective à signaler, celle consacrée aux films réalisés dans les années soixante par Robert Enrico.

Arythmie (Arrhythmia, 2017, Boris Khlebnikov, Russie/Finlande/Allemagne)
Katia et Oleg sont un couple d’urgentistes en Russie. Oleg est brillant, mais son métier l’absorbe. Confronté chaque jour à des cas difficiles, l’alcool l’aide à décompresser. Katia ne se retrouve plus dans cette relation. À l’hôpital, un nouveau directeur applique des réformes au service de la rentabilité. En réaction, Oleg s’affranchit de toute limite et l’équilibre du couple vacille plus encore.

Les Aventuriers (1966, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Manu, pilote surdoué, et Roland, mécano inventif, deux amis unis à la vie à la mort, férus de sports extrêmes et d’aventure, voient leurs projets tomber à l’eau. Pour se consoler de leurs échecs, ils acceptent de partir à la recherche d’un trésor englouti au large des côtes congolaises, à la suite du crash d’un avion. Ils emmènent avec eux Lætitia, une jeune artiste déprimée après une exposition ratée.

The Bacchus lady (Jug-yeo-ju-neun yeo-ja, 2016, Jae-yong Lee, Corée du Sud)
So-young, est une dame âgée qui, faute d’une retraite suffisante, doit arrondir ses fins de mois en devenant une “Bacchus Lady”, terme élégant pour désigner une prostituée. Ses clients se font rares. Ses habitués prennent de l’âge, comme elle, et sont confrontés à d’autres problèmes liés à la sénescence (cancer, maladie d’Alzheimer, sentiment de profonde solitude…). Ses conditions de travail devenues difficiles, mais aussi sa rencontre avec une vielle amie, et l’irruption inattendue d’un petit garçon dans sa vie – un Philippin dont la mère effectue un court séjour en maison d’arrêt – vont l’obliger à réfléchir à son avenir et à certaines options professionnelles qui s’offrent à elle.

La Belle vie (1962, Robert Enrico, France) reprise
Après 27 mois passés en Algérie, Frédéric Simon est libéré de ses obligations militaires. Il épouse Sylvie, une amie de jeunesse. Surviennent les difficultés : logement, emploi, et un bébé non désiré. Quand enfin tout s’arrange, Frédéric est rappelé sous les drapeaux.

Bonjour (Ohayō, Yasujirō Ozu, 1959, Japon) reprise
Dans une ville de la banlieue de Tokyo, la vie suit tranquillement son cours : les mères de famille s’occupent de leur intérieur tout en jalousant celui des autres, les pères se croisent au café du coin et s’inquiètent de leur retraite à venir, tandis que les fils passent leur temps à regarder la télévision chez un voisin jugé trop excentrique. Un soir, les jeunes Minaru et Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une « grève de la parole », aussitôt suivi par son jeune frère…

Contrôle parental (Blockers, 2018, Kay Cannon, USA)
Lorsque trois parents découvrent que leurs filles respectives ont fait un pacte pour perdre leur virginité le soir du bal de promo, ils se lancent dans une opération secrète pour les empêcher d’arriver à leurs fins.

Crépuscule à Tokyo (Tōkyō boshoku, 1957, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Takako vient de quitter son mari pour aller vivre avec son père et sa jeune sœur Akiko. Lorsqu’elle apprend que sa mère est de retour après plusieurs années et qu’elle tient un salon de mah-jong, Takako vient lui demander de ne pas révéler son existence à sa sœur…

Les Dames du bois de Boulogne (1945, Robert Bresson, France) reprise
Hélène a juré de se venger de Jean, son amant qui la délaisse. Elle retrouve une de ses amies qui loue sa jeune fille à de riches fêtards. Hélène s’arrange alors pour que Jean rencontre la jeune Agnès. Mais celui-ci tombe amoureux d’Agnès et décide de l’épouser. Hélène, lui révèle alors que la jeune femme est une prostituée…

Été précoce (Bakushū, 1951, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Dans le Tokyo d’après-guerre, un couple âgé vit avec ses deux enfants, sa belle-fille et leurs petits-enfants. À presque 30 ans, Noriko, leur fille, ne souhaite toujours pas se marier et préfère vivre libre et travailler. Lorsque son patron lui propose d’épouser un jeune homme aisé, la jeune femme refuse, préférant choisir elle-même son futur mari…

Fin d’automne (Akibiyori, 1960, Yasujirō Ozu) reprise
Trois vieux amis, Taguchi, Mamiya et Hirayama, se réunissent lors d’une cérémonie en mémoire de leur ami Miwa, décédé il y a quelques années. Ils y retrouvent Akiko, la veuve du défunt dont ils étaient tous amoureux dans leur jeunesse, et sa fille, la jolie Ayako, en âge de se marier. Mamiya tente d’organiser une rencontre entre celle-ci et l’un de ses employés. Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule. Les trois amis, aidés de Yukiko, amie et collègue de la jeune fille, vont tenter de la convaincre…

Fleurs d’équinoxe (Higanbana, 1958, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un groupe d’anciens amis se retrouve et discute de l’avenir de leurs filles, désormais en âge de se marier. L’un d’eux, Wataru Hirayama, est un cadre supérieur fermement attaché à ses valeurs conservatrices, mais tenant parfois auprès de ses amis un discours progressiste sur l’amour et le mariage. Un jour, un jeune homme se présente à son bureau : il se nomme Masahiko Taniguchi et demande la main de Setsuko, sa fille aînée. La décision d’Hirayama est sans appel : il refuse que sa fille épouse l’homme qu’elle aime…

Les Gendarmes de Saint-Tropez (1964, Jean Girault, France/Italien) reprise
Suite à une promotion, le gendarme Cruchot quitte son petit village provincial pour prendre se nouvelles fonctions dans la commune de Saint-Tropez. Sa fille unique, la charmante Nicole, est folle de joie et ne tarde pas à se faire une foule de nouveaux amis « yé-yé » tout en s’attirant de sacrés ennuis, tandis que Cruchot prend activement la direction d’opérations difficiles et délicates…

Le Goût du riz au thé vert (Ochazuke no aji, 1952, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Mariée à Mokichi par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités, se fait de plus en plus rare. Après avoir menti à Mokichi pour passer quelques jours dans une source thermale avec ses amies et sa nièce Setsuko, Taeko reçoit cette dernière, bouleversée par l’annonce d’une rencontre imminente avec un prétendant pour un mariage arrangé…

Le Goût du saké (Samma no aji, 1962, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Veuf, Shuhei Hirayama approche de la retraite et vit toujours avec sa fille Michiko qui est en âge de se marier. Le père comme la fille repoussent l’échéance, l’un craignant la solitude et l’autre la culpabilité de l’abandon. Après le travail, Hirayama a l’habitude de retrouver des amis autour d’un verre. Un soir, l’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille, mais le père hésite. Quelques jours plus tard, le groupe d’amis retrouve un de leurs anciens professeurs qui, n’ayant pas su se séparer de sa fille, vit désormais dans la pauvreté. Hirayama se dit alors qu’il est temps de songer à l’avenir de Michiko…

Les Grandes gueules (1965, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Hector Valentin revient dans ses Vosges natales hériter de la scierie familiale. Il embauche plusieurs repris de justice sans se soucier de Therraz, l’homme fort de la vallée.

Happiness road (On happiness road, 2017, Hsinyin Sung, Taïwan)
Tchi vit aux USA où elle s’est installée, à la poursuite du « rêve américain », après ses études à Taiwan. Sa grand-mère adorée vient à mourir et la voilà de retour dans sa ville natale, où elle retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfants et son quartier, Happiness Road. Tout se bouscule dans son esprit : ses souvenirs d’enfants, la petite et la grande histoire, l’amertume de l’exil, ses espoirs de carrière, son fiancé américain et sa famille aux traditions un peu ringardes… Et si finalement le rêve américain n’en était pas un  ? Tchi finira-t-elle par se retrouver alors qu’elle ignorait s’être perdue ?

Ho ! (1968, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Ancien pilote automobile, François Holin est aujourd’hui chauffeur pour une bande de malfrats. Lorsque le chef du groupe, François Canter, se tue quelque jours avant un nouveau hold up, Holin, que les autres surnomment Ho, propose de diriger le casse. Devant le refus de ses associés il décide d’agir seul.

Mario (2018, Marcel Gisler, Suisse)
Pour la première fois de sa vie Mario, un jeune footballeur, tombe amoureux de Léon, nouvel attaquant venu d’Allemagne. Mais dans l’équipe, des rumeurs commencent à circuler sur leur relation et Mario voit sa carrière compromise pour intégrer un club de première division.

Mission impossible – Fallout (2018, Christopher McQuarrie, USA)
Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Ethan Hunt, accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées, sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

My Lady (The Children act, 2017, Richard Eyre, Grande-Bretagne)
Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

Printemps précoce (Sōshun, 1956, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Shoji, jeune employé d’une grande compagnie, passe la plupart de son temps au travail ou dans les bars alentour. Il démarre une aventure avec une jeune et jolie collègue, mais les soupçons de son épouse et les rumeurs des autres collègues se font bientôt persistants…

Printemps tardif (Banshun, 1949, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Noriko, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, vit avec son père veuf, Shukichi. Refusant de le quitter depuis le décès prématuré de sa mère, la jeune femme finit par céder sous la pression de son père, qui ne veut pas que sa solitude soit un frein au bonheur de sa fille. Avant que leur chemin ne se sépare définitivement, ils décident de faire un dernier voyage ensemble…

Tante Zina (1967, Robert Enrico, France) reprise
Ayant fui l’Espagne en 1937, tante Zita vit ses derniers jours à Paris. Sa fille Annie, ne supportant plus ces nuits d’angoisse, fuit et erre dans Paris, multipliant les rencontres.

Une famille italienne (A casa tutti bene, 2018, Gabriele Muccino, Italie)
Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Les Versets de l’oubli (Los versos del olvido, 2017, Alireza Khatami, France/Allemagne/Pays-Bas/Chilie)
Quelque part en Amérique latine. Le vieux gardien de la morgue se souvient de chaque détail de sa vie sauf des noms, y compris du sien. À la suite d’une manifestation qui a tourné au massacre, les miliciens investissent la morgue pour se débarrasser des civils qu’ils ont abattus. Après leur départ, le vieil homme découvre le corps oublié d’une jeune femme…

Voyage à Tokyo (Tōkyō monogatari, 1953, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, semble réellement contente de les voir et trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…

Sortie le 3 août 2018 :

Fanney Khan (2018, Atul Manjrekar, Inde)
Prashant Sharma rêvait de devenir un grand chanteur. Mais il peuple aujourd’hui la classe moyenne indienne, en tant que chauffeur de taxi. Il projette son rêve sur sa fille et se bat pour qu’elle devienne une grande chanteuse. Mais de concours en castings, père et fille ne cumulent que des échecs, jusqu’au jour où Baby Singh, grande star indienne, monte dans le taxi de Prashant !

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