Agenda cinéma : semaine du 19 septembre 2018

Semaine très chargée avec pas moins de 26 longs-métrages au programme ! Un seul documentaire, Jour de paye ! Vers un revenu universel, réalisé par Christian Tod, et six films en reprise, notamment La religieuse de Jacques Rivette et L’année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, tenteront d’attirer les spectateurs. Du côté des nouveautés, le nouveau film de Gaspard Noé, Climax, et le western Les frères Sisters, réalisé par Jacques Audiard avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre, sont très attendus. La comédie française est représentée cette semaine par L’amour est une fête de Cédric Anger, qui aborde le milieu du cinéma pornographique des années 1980, et par Le poulain, de Mathieu Sapin, qui dépeint le contexte de la campagne présidentielle. Un seul film d’horreur égaye cette programmation, La nonne, réalisé par Corin Hardly. Le cinéma d’auteur trouve ses marques avec le film indépendant américain Leave no trace de Debra Granik et le film helvético-belge Fortuna de Germinal Roaux.

L’Amour est une fête (2018, Cédric Anger, France)
Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin…

L’Année dernière à Marienbad (1961, Alain Resnais, Italie/France) reprise
Dans un château de bohême transformé en hôtel, des gens vivent dans une atmosphère feutrée. Ils sont là pour se reposer, et tout autre bruit que quelques paroles chuchotées est proscrit. Un homme s’attache à une femme et tente de la persuader qu’ils ont eu une aventure, l’année dernière, à Marienbad.

Avant l’aurore (2018, Nathan Nicholovitch, France)
Mirinda, un Français prostitué, vit au jour le jour dans les faubourgs de Phnom Penh. Une existence faite d’excès et d’espoir, dans une ville toujours marquée par son passé Khmer rouge. Sa rencontre avec Panna, une petite fille livrée à elle-même, va bouleverser son équilibre et lui donner le courage de se transformer encore.

Carnage chez les Puppets (The Happytimes murders, 2018, Brian Henson, USA)
Dans les bas-fonds de Los Angeles, humains et marionnettes – les puppets – vivent ensemble. Deux détectives, un humain et une marionnette, sont obligés de faire équipe bien malgré eux pour découvrir qui assassine les anciens acteurs du « Happy Time Gang », une émission de marionnettes très populaire.

Climax (2018, Gaspard Noé, France)
Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

Fortuna (2018, Germinal Roaux, Suisse/Belgique)
Fortuna, jeune Ethiopienne de 14 ans, est accueillie avec d’autres réfugiés par une communauté de religieux catholiques dans un monastère des Alpes suisses. Elle y rencontre Kabir, un jeune Africain dont elle tombe amoureuse. C’est l’hiver et à mesure que la neige recouvre les sommets, le monastère devient leur refuge mais aussi le théâtre d’événements qui viennent ébranler la vie paisible des chanoines. Ceux-ci vont-ils renoncer à leur tradition d’hospitalité ? Parviendront-ils à guider Fortuna vers sa nouvelle vie ?

Les Frères Sisters (The Sisters brothers, 2018, Jacques Audiard, France)
Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Gatta cenerentola (2017, Ivan Cappiello, Marino Guarnieri, Alessandro Rak et Dario Sansone, Italie)
Naples en décadence, dans le futur. Cendrillon tente d’échapper aux complots machiavéliques de sa belle-mère et de ses six belles-sœurs, qui vivent à bord du Megaride, un bateau ancré dans le port.

Jour de paye ! Vers un revenu universel (Free lunch society : komm komm grundeinkommen, 2017, Christian Tod, Autriche/Allemagne)
Que feriez-vous si vous n’aviez plus à vous préoccuper de gagner votre vie? Il y a encore quelques années, l’idée d’un revenu universel était considérée comme une chimère. Aujourd’hui, cette utopie est devenue plus concevable que jamais: l’opportunité de sa mise en œuvre est l’objet de débats intenses entre économistes et politiques de tous bords. Le film fournit un éclairage sur ce concept, et part à la recherche des explications, des possibilités et des expériences vécues concernant sa mise en place. Le temps est venu de penser différemment : le revenu universel, c’est de l ʹargent pour tous, un droit fondamental sans contrepartie ! Projet visionnaire, hache néolibérale à l’origine de l’État-providence ou utopie sociale-romantique de gauche ? Selon sa nature et l’ampleur de son application, le revenu universel arbore des visages idéologiques très différents. Alors comment peser le pour et le contre? L’inactivité est-elle le doux poison qui mène l’homme à la paresse, ou la libération des contraintes matérielles est-elle une chance pour tous ? Avons-nous réellement besoin du poids de l’angoisse existentielle pour ne pas lentement nous laisser dépérir devant nos postes de télévision ? Le travail salarié ne donne-t-il pas du sens à nos vies uniquement parce que nous n’avons jamais rien connu d’autre ? Ou parce que nous n’avons jamais eu la liberté de nous accomplir autrement ? La terre, l’eau et l’air sont des dons de la Nature, ils se distinguent des biens privés que l’homme produit par son travail individuel. Des champs pétrolifères d’Alaska, aux prairies canadiennes, en passant par les think tanks de Washington et la steppe namibienne, le film nous embarque dans un grand voyage, dévoilant ce que la voiture à pilote automatique a à voir avec les idées d’un milliardaire allemand et d’une initiative populaire suisse.

Leave no trace (2018, Debra Granik, USA)
Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland, dans l’Oregon. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle. Expulsés soudainement de leur refuge, les deux solitaires se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. Alors que son père éprouve des difficultés à s’adapter, Tom découvre avec curiosité cette nouvelle vie. Le temps est-il venu pour elle de choisir entre l’amour filial et ce monde qui l’appelle ?

La Nonne (The Nun, 2018, Corin Hardy, USA)
Quand on apprend le suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l’abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…

Plongeons ! (2018, Clément Cogitore, Loïc Barché, Tomer, Gabriel Harel, Andrew Ellmaker, Maximillien Van Aertryck et Axel Danielson, France)
Un programme de six courts-métrages réunis autour de la figure du plongeon : saut dans le vide, lâcher-prise, audace… Les protagonistes ici rassemblés devront surmonter leurs peurs, faire des choix personnels et finalement s’affirmer. C’est peut-être ça grandir ?

Le Poulain (2018, Mathieu Sapin, France)
Arnaud Jaurès, 25 ans, novice en politique, intègre par un concours de circonstances l’équipe de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle. Il devient l’assistant d’Agnès Karadzic, directrice de la communication, une femme de pouvoir et d’expérience qui l’attire et le fascine. Sans l’épargner, elle l’initie aux tactiques de campagne, et à ses côtés il observe les coups de théâtre et les rivalités au sein de l’équipe, abandonnant peu à peu sa naïveté pour gravir les échelons, jusqu’à un poste très stratégique.

La Religieuse (1966, Jacques Rivette, France) reprise
Au XVIIIe siècle, Suzanne Simonin est cloîtrée contre son gré dans un couvent. Elle trouve un peu de réconfort auprès de la Mère supérieure, mais celle-ci meurt peu après, et est remplacée par une femme sadique qui ne cesse de brimer Suzanne. La jeune femme obtient l’autorisation de changer de couvent, mais reste toujours aussi déterminée à sortir.

Rue des cascades (1963, Maurice Delbez, France) reprise
Belleville, 1963. Alain, petit garçon d’une dizaine d’années, vit seul avec sa mère, qui tient une épicerie café de la rue des Cascades. L’arrivée de Vincent, l’amant noir de sa mère, vient bouleverser son existence. Autant par racisme ordinaire que par jalousie, l’enfant commence par rejeter le nouveau venu. Par sa grande gentillesse, son humour et son imagination, Vincent désarme les a priori du petit garçon qui devient son meilleur allié. Mais ses copains de jeu n’ont pas forcément le même avis…

Sherlock Holmes et l’arme secrète (Sherlock Holmes and the secret weapon, 1943, Roy William Neill, USA) reprise
Le docteur Franz Tobel, inventeur d’un viseur révolutionnaire, échappe aux griffes des nazis grâce à l’intervention de Holmes et part se réfugier à Londres. Inquiet de la portée de son invention, il décide de confier à quatre scientifiques que lui seul connaît, une partie de son projet, et remet à sa fiancée Charlotte les noms codés de ces quatre hommes peu de temps avant de disparaître. Holmes part à sa recherche et comprend très vite que l’ignoble Moriarty est déjà sur les traces des scientifiques.

Sherlock Holmes : le train de la mort (Terror by night, 1946, Rob William Neill, USA) reprise
Une fois de plus, l’implacable logique de Sherlock Holmes est mise à rude épreuve lorsqu’il est engagé par un certain Roland Carstairs, dont la mère est propriétaire d’un diamant appelé « L’Etoile de Rhodésie ». La pierre précieuse doit être protégée lors d’un voyage en train entre Londres et Edimbourg. Holmes, à l’insu de la vieille dame, remplace le véritable diamant par un faux. Mais ce dernier est tout de même volé et Roland Carstairs est assassiné…

Sherlock Holmes – la femme en vert (The woman in green, 1946, Roy William Neill) reprise
Sherlock Holmes enquête sur une série de crimes étranges s’abattant sur Londres. Le meurtrier signe chacun de ses forfaits en tranchant le pouce de sa victime. L’infâme professeur Moriarty semble être une nouvelle fois impliqué.

Vaurien (2018, Mehdi Senoussi, France)
Après cinq ans d’études supérieures, Red est toujours à la recherche d’un travail et lutte chaque jour contre l’exclusion. Lentement, il s’éloigne d’Anna, l’amour de sa vie. Suite à une lettre lui signifiant sa radiation, il se rend à l’Agence pour l’Emploi, où on lui refuse un rendez-vous. N’ayant plus rien à perdre, il prend alors en otage le personnel et le public. Comme un ultime appel à l’aide, il est décidé à sauver ce qu’il lui reste de dignité.

Victimes (2012, Robin Entreinger, France)
François, un jeune homme sombre et solitaire, va consulter un psychothérapeute afin de trouver une solution pour essayer de vivre plus heureux. Mais au fil des séances, le psy va voir en lui un homme violent et potentiellement dangereux, détaché des règles de la société…

Volubilis (2017, Faouzi Bensaïdi, Maroc/France/Quatar)
Abdelkader est vigile et Malika est employée de maison. Ils viennent de se marier et sont fous amoureux. Malgré des problèmes d’argent, ils rêvent d’emménager ensemble et de vivre leur amour. Un jour Abdelkader va vivre un épisode d’une grande violence, une humiliation qui va chambouler leur destin.

Sorties le 21 septembre 2018 :

Qismat (2018, Jagdeep Sidhu, Inde)
Aucun synopsis disponible.

Saamy2 (2018, Hari, Inde)
Les méfaits et la racaille pullulent dans la ville de Chennai. Mais l’inspecteur Saamy, aux méthodes politiquement très incorrectes, veille au grain et se jurent de nettoyer la ville.

Uturn (2018, Pawan Kumar, Inde)
Une journaliste, qui prépare un article sur les contrevenants au code de la route, se retrouve enchevêtrée dans une affaire de meurtre. Au fur et à mesure de l’enquête policière, plusieurs autres meurtres de même calibre la désignent coupable.

Agenda cinéma : semaine du 1er août 2018

Programme très particulier cette semaine car le nombre de films reprise dépasse largement celui des films inédits. Dix-sept films connaissent ainsi une ressortie sur grand écran contre dix nouveautés. Parmi ces dernières, le dernier opus de la célèbre franchise interprétée et produite par Tom Cruise, Mission : impossible – Fallout, devrait s’imposer aisément dans les salles en l’absence de concurrent solide. Que ce soit la comédie américaine de service, Contrôle parental, où le drame britannique My Lady, les deux films ont peu de chance de pouvoir rivaliser avec le film d’espionnage, dont l’action se passe en grande partie dans la capitale française. Du côté des productions plus intimistes, le film d’animation taïwanais Happiness road pourrait tirer son épingle du jeu, bénéficiant de bonnes critiques dans la presse. Du côté des reprises, il faut noter la belle rétrospective de dix films consacrée au cinéaste japonais Yasujirō Ozu, Ces dix longs-métrages, réalisés entre 1949 et 1962, témoignent de la maîtrise que le cinéaste a acquis tant sur le plan narratif que sur le plan formel. Autre rétrospective à signaler, celle consacrée aux films réalisés dans les années soixante par Robert Enrico.

Arythmie (Arrhythmia, 2017, Boris Khlebnikov, Russie/Finlande/Allemagne)
Katia et Oleg sont un couple d’urgentistes en Russie. Oleg est brillant, mais son métier l’absorbe. Confronté chaque jour à des cas difficiles, l’alcool l’aide à décompresser. Katia ne se retrouve plus dans cette relation. À l’hôpital, un nouveau directeur applique des réformes au service de la rentabilité. En réaction, Oleg s’affranchit de toute limite et l’équilibre du couple vacille plus encore.

Les Aventuriers (1966, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Manu, pilote surdoué, et Roland, mécano inventif, deux amis unis à la vie à la mort, férus de sports extrêmes et d’aventure, voient leurs projets tomber à l’eau. Pour se consoler de leurs échecs, ils acceptent de partir à la recherche d’un trésor englouti au large des côtes congolaises, à la suite du crash d’un avion. Ils emmènent avec eux Lætitia, une jeune artiste déprimée après une exposition ratée.

The Bacchus lady (Jug-yeo-ju-neun yeo-ja, 2016, Jae-yong Lee, Corée du Sud)
So-young, est une dame âgée qui, faute d’une retraite suffisante, doit arrondir ses fins de mois en devenant une “Bacchus Lady”, terme élégant pour désigner une prostituée. Ses clients se font rares. Ses habitués prennent de l’âge, comme elle, et sont confrontés à d’autres problèmes liés à la sénescence (cancer, maladie d’Alzheimer, sentiment de profonde solitude…). Ses conditions de travail devenues difficiles, mais aussi sa rencontre avec une vielle amie, et l’irruption inattendue d’un petit garçon dans sa vie – un Philippin dont la mère effectue un court séjour en maison d’arrêt – vont l’obliger à réfléchir à son avenir et à certaines options professionnelles qui s’offrent à elle.

La Belle vie (1962, Robert Enrico, France) reprise
Après 27 mois passés en Algérie, Frédéric Simon est libéré de ses obligations militaires. Il épouse Sylvie, une amie de jeunesse. Surviennent les difficultés : logement, emploi, et un bébé non désiré. Quand enfin tout s’arrange, Frédéric est rappelé sous les drapeaux.

Bonjour (Ohayō, Yasujirō Ozu, 1959, Japon) reprise
Dans une ville de la banlieue de Tokyo, la vie suit tranquillement son cours : les mères de famille s’occupent de leur intérieur tout en jalousant celui des autres, les pères se croisent au café du coin et s’inquiètent de leur retraite à venir, tandis que les fils passent leur temps à regarder la télévision chez un voisin jugé trop excentrique. Un soir, les jeunes Minaru et Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une « grève de la parole », aussitôt suivi par son jeune frère…

Contrôle parental (Blockers, 2018, Kay Cannon, USA)
Lorsque trois parents découvrent que leurs filles respectives ont fait un pacte pour perdre leur virginité le soir du bal de promo, ils se lancent dans une opération secrète pour les empêcher d’arriver à leurs fins.

Crépuscule à Tokyo (Tōkyō boshoku, 1957, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Takako vient de quitter son mari pour aller vivre avec son père et sa jeune sœur Akiko. Lorsqu’elle apprend que sa mère est de retour après plusieurs années et qu’elle tient un salon de mah-jong, Takako vient lui demander de ne pas révéler son existence à sa sœur…

Les Dames du bois de Boulogne (1945, Robert Bresson, France) reprise
Hélène a juré de se venger de Jean, son amant qui la délaisse. Elle retrouve une de ses amies qui loue sa jeune fille à de riches fêtards. Hélène s’arrange alors pour que Jean rencontre la jeune Agnès. Mais celui-ci tombe amoureux d’Agnès et décide de l’épouser. Hélène, lui révèle alors que la jeune femme est une prostituée…

Été précoce (Bakushū, 1951, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Dans le Tokyo d’après-guerre, un couple âgé vit avec ses deux enfants, sa belle-fille et leurs petits-enfants. À presque 30 ans, Noriko, leur fille, ne souhaite toujours pas se marier et préfère vivre libre et travailler. Lorsque son patron lui propose d’épouser un jeune homme aisé, la jeune femme refuse, préférant choisir elle-même son futur mari…

Fin d’automne (Akibiyori, 1960, Yasujirō Ozu) reprise
Trois vieux amis, Taguchi, Mamiya et Hirayama, se réunissent lors d’une cérémonie en mémoire de leur ami Miwa, décédé il y a quelques années. Ils y retrouvent Akiko, la veuve du défunt dont ils étaient tous amoureux dans leur jeunesse, et sa fille, la jolie Ayako, en âge de se marier. Mamiya tente d’organiser une rencontre entre celle-ci et l’un de ses employés. Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule. Les trois amis, aidés de Yukiko, amie et collègue de la jeune fille, vont tenter de la convaincre…

Fleurs d’équinoxe (Higanbana, 1958, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un groupe d’anciens amis se retrouve et discute de l’avenir de leurs filles, désormais en âge de se marier. L’un d’eux, Wataru Hirayama, est un cadre supérieur fermement attaché à ses valeurs conservatrices, mais tenant parfois auprès de ses amis un discours progressiste sur l’amour et le mariage. Un jour, un jeune homme se présente à son bureau : il se nomme Masahiko Taniguchi et demande la main de Setsuko, sa fille aînée. La décision d’Hirayama est sans appel : il refuse que sa fille épouse l’homme qu’elle aime…

Les Gendarmes de Saint-Tropez (1964, Jean Girault, France/Italien) reprise
Suite à une promotion, le gendarme Cruchot quitte son petit village provincial pour prendre se nouvelles fonctions dans la commune de Saint-Tropez. Sa fille unique, la charmante Nicole, est folle de joie et ne tarde pas à se faire une foule de nouveaux amis « yé-yé » tout en s’attirant de sacrés ennuis, tandis que Cruchot prend activement la direction d’opérations difficiles et délicates…

Le Goût du riz au thé vert (Ochazuke no aji, 1952, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Mariée à Mokichi par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités, se fait de plus en plus rare. Après avoir menti à Mokichi pour passer quelques jours dans une source thermale avec ses amies et sa nièce Setsuko, Taeko reçoit cette dernière, bouleversée par l’annonce d’une rencontre imminente avec un prétendant pour un mariage arrangé…

Le Goût du saké (Samma no aji, 1962, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Veuf, Shuhei Hirayama approche de la retraite et vit toujours avec sa fille Michiko qui est en âge de se marier. Le père comme la fille repoussent l’échéance, l’un craignant la solitude et l’autre la culpabilité de l’abandon. Après le travail, Hirayama a l’habitude de retrouver des amis autour d’un verre. Un soir, l’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille, mais le père hésite. Quelques jours plus tard, le groupe d’amis retrouve un de leurs anciens professeurs qui, n’ayant pas su se séparer de sa fille, vit désormais dans la pauvreté. Hirayama se dit alors qu’il est temps de songer à l’avenir de Michiko…

Les Grandes gueules (1965, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Hector Valentin revient dans ses Vosges natales hériter de la scierie familiale. Il embauche plusieurs repris de justice sans se soucier de Therraz, l’homme fort de la vallée.

Happiness road (On happiness road, 2017, Hsinyin Sung, Taïwan)
Tchi vit aux USA où elle s’est installée, à la poursuite du « rêve américain », après ses études à Taiwan. Sa grand-mère adorée vient à mourir et la voilà de retour dans sa ville natale, où elle retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfants et son quartier, Happiness Road. Tout se bouscule dans son esprit : ses souvenirs d’enfants, la petite et la grande histoire, l’amertume de l’exil, ses espoirs de carrière, son fiancé américain et sa famille aux traditions un peu ringardes… Et si finalement le rêve américain n’en était pas un  ? Tchi finira-t-elle par se retrouver alors qu’elle ignorait s’être perdue ?

Ho ! (1968, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Ancien pilote automobile, François Holin est aujourd’hui chauffeur pour une bande de malfrats. Lorsque le chef du groupe, François Canter, se tue quelque jours avant un nouveau hold up, Holin, que les autres surnomment Ho, propose de diriger le casse. Devant le refus de ses associés il décide d’agir seul.

Mario (2018, Marcel Gisler, Suisse)
Pour la première fois de sa vie Mario, un jeune footballeur, tombe amoureux de Léon, nouvel attaquant venu d’Allemagne. Mais dans l’équipe, des rumeurs commencent à circuler sur leur relation et Mario voit sa carrière compromise pour intégrer un club de première division.

Mission impossible – Fallout (2018, Christopher McQuarrie, USA)
Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Ethan Hunt, accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées, sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

My Lady (The Children act, 2017, Richard Eyre, Grande-Bretagne)
Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

Printemps précoce (Sōshun, 1956, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Shoji, jeune employé d’une grande compagnie, passe la plupart de son temps au travail ou dans les bars alentour. Il démarre une aventure avec une jeune et jolie collègue, mais les soupçons de son épouse et les rumeurs des autres collègues se font bientôt persistants…

Printemps tardif (Banshun, 1949, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Noriko, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, vit avec son père veuf, Shukichi. Refusant de le quitter depuis le décès prématuré de sa mère, la jeune femme finit par céder sous la pression de son père, qui ne veut pas que sa solitude soit un frein au bonheur de sa fille. Avant que leur chemin ne se sépare définitivement, ils décident de faire un dernier voyage ensemble…

Tante Zina (1967, Robert Enrico, France) reprise
Ayant fui l’Espagne en 1937, tante Zita vit ses derniers jours à Paris. Sa fille Annie, ne supportant plus ces nuits d’angoisse, fuit et erre dans Paris, multipliant les rencontres.

Une famille italienne (A casa tutti bene, 2018, Gabriele Muccino, Italie)
Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Les Versets de l’oubli (Los versos del olvido, 2017, Alireza Khatami, France/Allemagne/Pays-Bas/Chilie)
Quelque part en Amérique latine. Le vieux gardien de la morgue se souvient de chaque détail de sa vie sauf des noms, y compris du sien. À la suite d’une manifestation qui a tourné au massacre, les miliciens investissent la morgue pour se débarrasser des civils qu’ils ont abattus. Après leur départ, le vieil homme découvre le corps oublié d’une jeune femme…

Voyage à Tokyo (Tōkyō monogatari, 1953, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, semble réellement contente de les voir et trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…

Sortie le 3 août 2018 :

Fanney Khan (2018, Atul Manjrekar, Inde)
Prashant Sharma rêvait de devenir un grand chanteur. Mais il peuple aujourd’hui la classe moyenne indienne, en tant que chauffeur de taxi. Il projette son rêve sur sa fille et se bat pour qu’elle devienne une grande chanteuse. Mais de concours en castings, père et fille ne cumulent que des échecs, jusqu’au jour où Baby Singh, grande star indienne, monte dans le taxi de Prashant !

Agenda cinéma : semaine du 25 juillet 2018

Quinze longs-métrages au programme cette semaine dont quatre reprises et non des moindres : Blood simple, le premier film des frères Cohen réalisé en 1984, deux chefs d’œuvres sur le traumatisme de la guerre du Vietnam avec Voyage au bout de l’enfer, signé Michael Cimino en 1978, et Platoon d’Oliver Stone, réalisé en 1986, et enfin un film érotique japonais, Les amants mouillés, mis en scène en 1973 par l’un des as du label roman porno, Tatsumi Kumashiro. Du côté des inédits, le film d’animation Hôtel Transylvanie 3 : des vacances monstrueuses devrait accaparé un large public en ces temps de fortes chaleurs, de même que la comédie Mamm mia ! Here we go again. Deux films asiatiques, Une pluie sans fin et La saison du diable pourraient faire leur petit effet par leur noirceur inquiétante. Les films français sont cette semaine plutôt discrets : C’est qui cette fille, Contes de juillet, Roulez jeunesse et Vierges auront probablement du mal à tirer leur épingle du jeu.

Les amants mouillés (Koibito-tachi wa nureta, Tatsumi Kumashiro, 1973, Japon) reprise
Katsu travaille comme commis dans un cinéma porno de son petit village natal, où il est revenu après une longue absence. Il refuse toutefois de reconnaître ses amis d’autrefois. Katsu entretient une liaison sans passion avec la patronne du cinéma, mais commence une aventure avec Yoko, qu’il épie en train de faire l’amour avec son ancien camarade Mitsuo. Très vite, une étrange amitié va s’instaurer entre les trois.

Bajirao mastani (Sanjay Leela Bhansali, 2015, Inde)
Inde, au début du XVIIIe siècle. La cour du roi hindou marathe Chhatrapati Shahu a besoin d’un nouveau Peshwa, équivalent du 1er ministre. Le jeune Bajirao, guerrier émérite doté d’une grande sagesse spirituelle, est choisi. Quelques années plus tard, durant un de ses voyages, Bajirao rencontre Mastani, fille du roi rajpoute hindou Chhatrasal et de sa conjointe musulmane perse Ruhani Bai. Elle lui demande son aide pour combattre l’envahisseur musulman qui menace leur fort. Bajirao, impressionné par ses qualités de guerrière, accepte de l’aider et ils réussissent à vaincre les ennemis. Chhatrasal, reconnaissant, insiste pour que Bajirao passe Holi (la fête des couleurs) avec eux à Bundelkhand. Mastani et Bajirao tombent amoureux. Il lui offre sa dague, inconscient du symbole de mariage que cela représente pour les rajpoutes de Bundelkhand. Bajirao repart pour Pune, où Kashi Bai, son épouse dévouée qui l’attendait impatiemment, l’accueille. Mastani, déterminée à suivre son cœur, arrive à Pune. En pleine reconquête de l’Inde, Bajirao affrontera les Moghols, alors en pleine désintégration… mais le Peshwa, bientôt tiraillé par deux amours, résistera-t-il aux assauts du cœur et contre la raison d’État ?

Blood simple (Joel Cohen et Ethan Cohen, 1984, USA) reprise
Au Texas, un propriétaire de bar découvrant que sa femme le trompe avec le barman, engage un détective texan pour les assassiner. Mais sous des dehors de parfait imbécile, ce dernier va se révéler machiavélique et imprévisible…

C’est qui cette fille (Thirst street, Nathan Silver, 2017, France/USA)
Gina, hôtesse de l’air en escale à Paris, et Jérôme passent la nuit ensemble après une soirée bien arrosée. Soudain Gina est partout : au bar où Jérôme travaille, dans la rue où il habite, et même dans l’appartement qu’il partage avec sa petite amie Clémence… Gina est décidément folle de lui, et ira jusqu’au bout pour le conquérir.

The charmer (Charmøren, Milad Alami, 2017, Danemark/Suède)
Esmail, jeune et charmant iranien vit au Danemark où il travaille comme déménageur. Pourtant, le soir venu, il fréquente les lieux huppés de la ville pour séduire des femmes, espérant ainsi se marier et obtenir un permis de séjour. Lorsqu’il rencontre Sara, tout bascule. Sur le point d’arriver à ses fins, il est traqué par un homme mystérieux…

Contes de juillet (Gullaume Brac, 2018, France)
Paris et sa banlieue. Cinq filles, cinq garçons. Deux histoires. Un jour d’été. Premier conte – L’Amie du dimanche : Milena et Lucie, deux collègues de travail, profitent d’un dimanche ensoleillé pour aller se baigner sur l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Leur rencontre avec un agent de prévention très entreprenant met à mal leur amitié naissante. Deuxième conte – Hanne et la fête nationale : Tandis que les festivités du 14 juillet battent leur plein, Hanne, une étudiante norvégienne, se trouve successivement aux prises avec trois hommes. Tout ce petit monde passe la soirée ensemble à la Cité Universitaire.

Hotel Artemis (Drew Pearce, 2018, USA/Grande-Bretagne)
Dans un futur proche, une infirmière, qui dirige un hôpital regroupant les plus dangereux criminels de Los Angeles, découvre que l’un de ses patients est dans l’établissement afin d’en assassiner un autre.

Hôtel Transylvanie 3 : des vacances monstrueuses (Hotel Transylvania 3 : summer vacation, Genndy Tartakovsky, 2018, USA)
Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer des vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

Mamma mia ! Here we go again (Ol Parker, 2018, USA)
Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

Platoon (Oliver Stone, 1986, Grande-Bretagne/USA) reprise
Septembre 1967 : Chris Taylor, dix-neuf ans, rejoint la compagnie Bravo du 25ème régiment d’infanterie, près de la frontière cambodgienne. Chris, issu d’une famille bourgeoise s’est engagé volontairement et, plein d’idéal entend bien servir son pays. Mais la réalité est tout autre et ses illusions vont tomber les unes après les autres. Il sera également témoin de la rivalité sanglante qui oppose deux officiers qu’il admire.

Roulez jeunesse (Julien Guetta, 2017, France)
Alex, 43 ans, est dépanneur automobile dans le garage que dirige d’une main de fer sa mère. Un jour, il dépanne une jeune femme et passe la nuit chez elle, mais au petit matin elle a disparu lui laissant sur les bras trois enfants.

La saison du diable (Ang panahon ng halimaw, Lav Diaz, 2018, Philippines)
1979. Au plus fort de la loi martiale instaurée par le président Marcos, quelques villageois rebelles tentent de résister …

Une pluie sans fin (Bao xue jiang zhi, Dong Yue, 2017, Chine)
1997. À quelques mois de la rétrocession de Hong-Kong, la Chine va vivre de grands changements… Yu Guowei, le chef de la sécurité d’une vieille usine, dans le sud du pays, enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes. Alors que la police piétine, cette enquête va très vite devenir une véritable obsession pour Yu… puis sa raison de vivre.

Vierges (Keren Ben Rafael, 2017, France/Israël/Belgique)
À Kiryat Yam, petite station balnéaire au nord d’Israël, tout semble s’être arrêté. Lana, 16 ans, s’est jurée de lutter contre l’immobilisme et la résignation. Elle est loin d’imaginer que la rumeur d’une sirène va réveiller sa ville de sa torpeur et lui permettre enfin de vivre.

Voyage au bout de l’enfer (The deer hunter, Michael Cimino, 1978, Grande-Bretagne/USA) reprise
1968. Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l’aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, et forment une bande très liée. À Clairton, les histoires de cœur vont bon train : Steven épouse Angela, bien qu’elle soit enceinte d’un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Mais cette tranquillité est rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat…

Agenda cinéma : semaine du 18 juillet 2018

Onze films inédits au programme cette semaine, accompagnés de trois reprises. Autant dire que le rythme hebdomadaire se calme quelque peu après les précédentes semaines très chargées. L’univers Marvel va tenter de s’imposer avec le second chapitre des aventures de l’homme-fourmi dans Ant-Man et la Guêpe, seul blockbuster américain sur nos écrans cette semaine. La compétition sera néanmoins rude avec la présence d’une comédie française de taille, Ma reum, conçue pour ratisser un public le plus large possible, une comédie musicale centrée sur le breakdance matinée de sentiments à l’eau de rose dans Break, et par le polar sombre à souhaite porté par Fleuve noir, avec Vincent Cassel et Romain Duris dans les rôles titres. Du côté des productions indépendantes, Come as you are se présente comme un portrait d’une jeunesse américaine désespérée, Dakini nous fait voyager jusqu’au Bhoutan, The guilty nous plonge dans l’horreur psychologique nordique, et Mon tissu préféré, enfin, pose un regard sur la société syrienne contemporaine. En ce qui concerne le documentaire, il ne faudra pas manquer la sensation artistique provoquée par Penché dans le vent. Enfin, s’il y avait un seul film à voir cette semaine, ce serait The last movie, avec Dennis Hopper, invisible depuis plus de trente ans et qui revient sur grand écran en version restaurée. À noter la sortie, en décalé les 20 et 23 juillet, de deux films indiens et d’un thriller américain qui risquent fort de ne sortir que dans quelques salles de la capitale.

Ant-Man et la Guêpe (Ant-Man and the Wasp, Peyton Reed, 2018, USA)
Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

Break (Marc Fouchard, 2018, France)
À la suite d’un grave accident, Lucie craint de voir se briser le rêve de sa vie : devenir danseuse. Elle quitte les beaux quartiers et part en banlieue à la recherche du père qu’elle n’a jamais connu. La jeune femme y croise Vincent, un ex-danseur qui a étrangement sacrifié sa passion. Poussé par Malik, son complice de toujours, il accepte de la coacher et lui fait découvrir un nouveau style de danse, le break. Issus de deux mondes différents, Lucie et Vincent vont s’engager dans un duo passionné de danse et de sentiments.

Come as you are (The miseducation of Cameron Post, Desiree Akhavan, 2018, USA)
Pennsylvanie, 1993. Bienvenue à God’s Promise, établissement isolé au cœur des Rocheuses. Cameron, vient d’y poser ses valises. La voilà, comme ses camarades, livrée à Mme. Marsh qui s’est donnée pour mission de remettre ces âmes perdues dans le droit chemin. La faute de Cameron ? S’être laissée griser par ses sentiments naissants pour une autre fille, son amie Coley. Parmi les pensionnaires, il y a Mark l’introverti ou Jane la grande gueule. Tous partagent cette même fêlure, ce désir ardent de pouvoir aimer qui ils veulent. Si personne ne veut les accepter tels qu’ils sont, il leur faut agir…

Dakini (Honeygiver among the dogs, Dechen Roder, 2018, Bhoutan)
Le détective Kinley enquête sur la disparition d’une nonne bouddhiste. Il forme une alliance houleuse avec la principale suspecte, Choden, une femme séduisante considérée par les villageois comme une “démone ». Au fil des histoires que lui raconte Choden sur les Dakinis passées (des femmes éveillées, bouddhistes de pouvoir et de sagesse), Kinley croit entrevoir la résolution de l’enquête. Il devra cependant succomber aux charmes de Choden et à ses croyances surnaturelles.

Fleuve noir (Érik Zonca, 2016, France)
Au sein de la famille Arnault, Dany, le fils aîné, disparaît. François Visconti, commandant de police usé par son métier, est mis sur l’affaire. L’homme part à la recherche de l’adolescent alors qu’il rechigne à s’occuper de son propre fils, Denis, seize ans, qui semble mêlé à un trafic de drogue. Yan Bellaile, professeur particulier de Dany, apprend la disparition de son ancien élève et propose ses services au commandant. Il s’intéresse de très près à l’enquête. De trop près peut-être…

The guilty (Den skyldige, Gustav Möller, 2018, Danemark)
Une femme, victime d’un kidnapping, contacte les urgences de la police. La ligne est coupée brutalement. Pour la retrouver, le policier qui a reçu l’appel ne peut compter que sur son intuition, son imagination et son téléphone.

The last movie (Dennis Hopper, 1971, USA) reprise
Une équipe de cinéma est venue tourner un western dans un village péruvien niché dans les Andes. Une fois le film terminé, tous les Américains s’en vont, à l’exception de Kansas, l’un des cascadeurs, qui souhaite prendre du recul vis-à-vis d’Hollywood et s’installer dans la région avec Maria, une ancienne prostituée. Les choses dégénèrent lorsque les habitants décident de tourner leur propre film : les caméras, les perches et les projecteurs sont faux, mais la violence qu’ils mettent en scène est, elle, bien réelle. Kansas va se retrouver héros malgré lui de cette « fiction »…

Laura nue (Laura nuda, Nicolò Ferrari, 1961, Italie/France) reprise
Laura, belle et jeune Italienne, épouse Franco pour se plier aux convenances. Très vite, elle s’ennuie dans son ménage et, n’éprouvant aucun amour pour son mari, va chercher le bonheur auprès d’autres hommes. C’est ainsi qu’elle rencontre Marco, un jeune professeur qui devient rapidement son amant…

Ma reum (Frédéric Quiring, 2018, France)
Tout va pour le mieux dans la vie sans histoires de Fanny… jusqu’au jour où elle découvre que son fils chéri, Arthur, 9 ans, est le bouc émissaire de trois garçons de son école. Fanny ne laissera pas seul son fils face à ses petits bourreaux : elle va rendre à ces sales gosses la monnaie de leur pièce. Coups fourrés et pièges de cours de récré, désormais ce sera « oeil pour oeil et dent pour dent ».

Maya l’abeille 2 – les jeux du miel (Die biene Maja 2 – die honigspiele, Noel Cleary, Sergio Delfino et Alexs Stadermann, 2018, Allemagne)
Maya va enfin participer aux Grands Jeux du Miel ! L’enjeu est de taille : Maya doit absolument gagner, sinon elle devra livrer tout le miel de sa ruche à l’Impératrice des abeilles ! Maya, Willy et leurs amis vont devoir se surpasser pour battre l’équipe de Violette, une adversaire aussi rusée et maligne que mauvaise joueuse !

Mon tissu préféré (Gaya Jiji, 2018, France/Allemagne/Turquie)
Damas, mars 2011. La révolution commence à gronder. Nahla est une jeune femme de 25 ans, tiraillée entre son désir de liberté et l’espoir de quitter le pays grâce au mariage arrangé avec Samir, un Syrien expatrié aux États-Unis. Mais Samir lui préfère sa jeune sœur Myriam, plus docile. Nahla se rapproche alors de sa nouvelle voisine, Madame Jiji, qui vient d’arriver dans l’immeuble pour ouvrir une maison close.

The party (Blake Edwards, 1968, USA) reprise
Hrundi V. Bakshi, un acteur indien, est engagé par un studio hollywoodien pour interpréter un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Faisant preuve d’une terrible maladresse, il fait exploser un coûteux décor. Exaspéré, C.S. Divot, le producteur, demande à ce que le nom de Bakshi soit inscrit sur une liste noire. Mais suite à un quiproquo, le comédien indien se retrouve en fait invité à la soirée annuelle du studio…

Paul Sanchez est revenu ! (Patricia Mazuy, 2018, France)
Paul Sanchez, criminel disparu depuis dix ans, a été aperçu à la gare des Arcs sur Argens. À la gendarmerie, on n’y croit pas, sauf peut-être la jeune Marion…

Penché dans le vent (Leaning into the wind, Thomas Riedelsheimer, 2018, Allemagne)
Andy Goldsworthy est un artiste mondialement reconnu pour son travail éphémère et permanent avec la nature, le Land Art. Il y a seize ans, de sa rencontre avec le réalisateur Thomas Riedelsheimer est né le succès mondial Rivers and tides. Entre 2013 et 2016, les deux hommes sont repartis à l’aventure. On découvre comment Andy Goldsworthy s’introduit lui même dans ses œuvres, comment son travail devient à la fois plus fragile et plus personnel, plus sévère et plus difficile, incorporant des machineries massives et des équipes importantes sur de plus gros projets. Penché dans le vent est un voyage créatif qui nous mène d’Edimbourg à la réserve d’Ibitipoca au Brésil, du sud de la France à la Nouvelle-Angleterre.

Sorties le 20 juillet 2018 :

Dhadak (Shashank Khaitan, 2018, Inde)
Certaines histoires d’amour n’ont pas de mots. Que des battements de cœur. Que ça.

Teefa in trouble (Ahsan Rahim, 2018, Pakistan)

Sortie le 23 juillet 2018 :

Bad match (Under the milky way, David Chirchirillo, 2017, USA)
Harris enchaîne les conquêtes d’un soir grâce aux applis de rencontre et une approche bien ficelée, jusqu’au moment où il rencontre la belle et séduisante Riley. Mais contrairement aux autres filles, Riley n’a pas envie d’une simple aventure. Obsession, manipulation, intrusion…La vie d’Harris ne tard pas à prendre un tournant cauchemardesque.

Agenda cinéma : semaine du 11 juillet 2018

Dix-huit longs-métrages au programme cette semaine dont cinq reprises. Skycraper représente la grosse machinerie hollywoodienne avec Dwayne Johnson dans le rôle titre de ce film catastrophe. Les productions indépendantes sont en force avec un polar italien, Dogman, un drame norvégien, Brødre : Markus et Lukas et une coproduction internationale, Zama, de Lucrecia Martel. Les comédies françaises sont aussi au rendez-vous avec Christ(off), L’école est finie et Moi et le Che. Pour les plus cinéphiles, il faudra découvrir, ou redécouvrir Bagdad café tout droit sorti des années quatre-vingt, La ballade de Narayama, réalisé par Shōhei Imamura et récompensé de la Palme d’or au Festival de Cannes en 1983, ou encore La femme à abattre de Raoul Walsh avec Humphrey Bogart dans le rôle principal.

Bagdad café (Out of Rosenheim, Percy Adlon, 1987, Allemagne/USA) reprise
Après une scène de ménage, Jasmin atterrit au Bagdad Café, motel minable entre Disneyland et Las Vegas. La patronne, Brenda, Noire tapageuse et insatisfaite, règne sur tout un petit monde de routiers et de personnages énigmatiques. Peu à peu, Jasmin se fait apprécier de tous et remet même le café à flot grâce à « Magic », une boite de magie avec laquelle elle monte des tours assistée de Brenda. Entre les deux femmes va naître une solide amitié.

La ballade de Narayama (Narayama bushikō, Shōhei Imamura, 1983, Japon) reprise
Orin, une vieille femme des montagnes du Shinshu, atteint l’âge fatidique de soixante-dix ans. Comme le veut la coutume, elle doit se rendre sur le sommet de la montagne Narayama pour être emportée par la mort. La sagesse de la vieille femme aura d’ici-là l’occasion de se manifester.

Brødre : Markus et Lukas (Brødre, Aslaug Holm, 2015, Norvège)
Deux frères, Markus et Lukas, vivent dans une ancienne maison au cœur d’Oslo. La rivière coule près de leur foyer. Un véritable paradis en pleine ville. Nous les voyons grandir, tandis que leurs rêves et leurs espérances prennent forme. Parfois, ce qu’ils désirent et ce dont ils ont besoin est à l’opposé de ce qu’on attend d’un fils ou d’un frère parfaits.

Central do Brasil (Walter Salles, 1998, France/Brésil) reprise
Dora, ex-institutrice, gagne sa vie en écrivant des lettres pour les migrants illettrés à la gare centrale de Rio. Ana et son jeune fils Josue font appel à ses services pour retrouver le père de ce dernier. Lorsque Dora rentre dans son petit appartement de banlieue, elle fait le tri des lettres de la journée, en envoie certaines, jette les autres et en garde une partie dans un tiroir. C’est ce qui arrive à la lettre de Josue. Quand sa mère meurt, renversée par un bus, Josue demande à Dora de l’aider à retrouver son père. D’abord insensible, Dora finit par accepter de l’aider.

Christ(off) (Pierre Dudan, 2017, France)
Le Père Marc souhaite récolter des fonds pour construire un hôpital pour enfants en Haïti. Avec son groupe de musique chrétienne, il organise une tournée dans toute la France. A 33 ans, Christophe vit encore chez sa mère. Chanteur raté mais guitariste de talent, il croise le chemin du Père Marc qui le recrute. Condition sine qua non : Chris doit se faire passer pour un membre du clergé ! Planqué sous une soutane, au sein de son groupe d’Apôtres un long chemin de croix commence alors pour Christ(Off)…

Dark river (Clio Barnard, 2017, Angleterre)
Après la mort de son père et quinze ans d’absence, Alice revient dans son Yorkshire natal réclamer la ferme familiale qui lui était promise. Mais son frère Joe, usé par les années à s’occuper de l’exploitation et de leur père malade, estime que la propriété lui revient. Malgré les trahisons et les blessures du passé, Alice va tenter de reconstruire leur relation et sauver la ferme.

Dogman (Matteo Garrone, 2018, Italie)
Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce…

L’école est finie (Anne Depetrini, 2018, France)
Agathe Langlois, parisienne jusqu’au bout de ses ongles bien vernis, a tout pour être heureuse : une famille qu’elle adore, une super bande de copines, et elle vient d’être titularisée comme professeur d’anglais. Mais quand elle apprend qu’elle est mutée à des centaines de kilomètres de chez elle, en plein campagne, c’est la douche froide. Les pieds dans la boue, à Trouilly-sur-Selles, la bonne humeur d’Agathe va être mise à rude épreuve. Entre des collègues démotivés et des élèves plus que dissipés, cette première année d’enseignement va lui réserver bien des surprises…

L’empire de la perfection (Julien Faraut, 2018, France)
Le cinéma ment, pas le sport… Au début des années 80, le tennisman John McEnroe est copié dans toutes les écoles, étudié sous toutes les coutures, filmé sous tous les angles. Roland Garros 84 : il a tutoyé la perfection, et pourtant…

L’envol de Ploé (PLOEY – You never fly alone, Arni Asgeirsson, Gunnar Karlsson et Ives Agemans, 2018, Islande/Belgique)
L’hiver islandais approche. Pour les pluviers, le temps de la migration vers le sud a sonné. Mais Ploé ne sait toujours pas voler et se retrouve seul. Il décide alors de traverser « la terre de glace », espérant pouvoir atteindre une vallée préservée des affres du froid : Paradise Valley. Au cours de son périple, il fait la connaissance de Giron, un majestueux oiseau blanc dont les ailes ont été jadis abimées par Shadow, un terrible prédateur. Les deux compagnons vont alors rivaliser d’audace et d’amitié pour surmonter les dangers de l’hiver arctique afin que Ploé, enfin, prenne son envol.

La femme à abattre (The enforcer, Raoul Walsh, 1951, USA) reprise
Le procureur Martin Ferguson tient un témoin capital pour confondre un chef de syndicat du crime. Mais celui-ci, traqué par des tueurs à gages, se tue accidentellement. L’enquête est alors reprise à zéro. Méticuleusement, la police repasse au crible les données qu’elle possède pour retrouver le petit détail, peut-être négligé, qui permettrait de rebâtir l’accusation…

Hair (Milos Forman, 1979, USA/Allemagne) reprise
Le jeune et naïf Claude, croyant en Dieu, fils d’un fermier patriote de province, visite New York avant d’être incorporé comme militaire et partir pour la guerre du Vietnam. En chemin, il se retrouve au milieu d’un happening de hippies dans Central Park et tombe immédiatement sous le charme de la belle Sheila. Le leader pacifiste des hippies l’incite à lui déclarer sa flamme, tout en essayant de le dissuader de faire la guerre. Il fait alors l’expérience de la liberté, des drogues et cesse peu à peu de croire en ce qu’il avait jusque-là considéré comme étant juste.

Interrail (Carmen Alessandrin, 2018, France)
C’est l’histoire d’un groupe d’amis fraîchement bacheliers qui font le tour de l’Europe en Interrail… Un apprentissage de la liberté et du groupe, pas toujours compatible mais qui sera la base éternelle de leur meilleur souvenir.

Moi et le Che (Patrice Gautier, 2018, France)
Go est un prof de fac en fin de parcours. Mais il a surtout été, à 18 ans, un jeune homme nourri d’égalité et de fraternité, engagé frontalement dans l’action. L’un des derniers compagnons du Che. C’était quelque part, là-bas, en Bolivie en 1967. Du moins, c’est ce qu’il dit, re-dit et re-re-dit. La preuve ? Là, juste à coté du Che, cette photo sur laquelle il n’est pas, alors qu’il affirme qu’il est sûr qu’il y était !… Et si c’était lui, le traître qui a vendu le Che à la CIA ? Ça non, il en est sûr : ce n’est pas lui ! Mais aujourd’hui, une question le taraude : « Des mots ou des armes, qu’est-ce qui est le plus efficace ? ». C’est le moment de réagir et d’agir car demain il sera trop tard.

Paranoïa (Unsane,Steven Soderbergh, 2018, USA)
Une jeune femme, convaincue d’être harcelée, est enfermée contre son gré dans une institution psychiatrique. Alors même qu’elle tente de convaincre tout le monde qu’elle est en danger, elle commence à se demander si sa peur est fondée ou le fruit de son imagination…

Skycraper (Rawson Marshall Thurber, 2018, USA)
Will Ford, ancien leader de l’équipe de libération d’otages du FBI, ancien vétéran de guerre, et maintenant responsable de la sécurité des gratte-ciels est affecté en Chine. Il découvre le bâtiment le plus grand et le plus sûr du monde soudainement en feu et est accusé de l’avoir déclenché. Désormais considéré comme un fugitif, Will doit trouver les coupables, rétablir sa réputation et sauver sa famille emprisonnée à l’intérieur du bâtiment…au-dessus de la ligne de feu.

The strange ones (Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein, 2017, USA)
À bord de leur voiture, Sam et Nick sillonnent les routes de campagne américaine. Pour certains, ils sont deux frères partis camper, pour d’autres, des fugitifs. Durant ce road-trip, de mystérieux événements surviennent, faisant peu à peu éclater la vérité au grand jour…

Zama (Lucrecia Martel, 2017, Argentine/Brésil/Espagne/République Dominicaine/France/Mexique/Portugal/Pays-Bas/Suisse/USA/Liban)
Fin du XVIIIème siècle, dans une colonie d’Amérique latine, le juge don Diego de Zama espère une lettre du vice roi du Río de la Plata signifant sa mutation pour Buenos Aires. Souffrant de l’éloignement et du manque de reconnaissance, il perd patience et, pour se libérer de son attente, se lance à la poursuite d’un mystérieux bandit.