Agenda cinéma : semaine du 9 septembre 2020

Dix-sept films sont programmés cette semaine, une rentrée chargée qui marque le retour à une distribution cinématographique plus habituelle après quelques mois d’incertitude. Seul thriller de cette sélection, Antebellum, réalisé par Gerard Bush et Christopher Renz, aborde le genre par le biais de la dénonciation du fait esclavagiste aux Etats-Unis, question d’une brûlante actualité. Plus intimes, Remember me, de Martin Rosete, et Adolescentes, de Sébastien Lifshitz, entre en résonances, le premier en abordant la thématique douloureuse de la maladie d’Alzheimer et le second, à l’autre bout du spectre, les affres de l’adolescence. Rocks, mis en scène par Sarah Gavron, et Sole, réalisé par Carlo Sironi, proposent une vision actuelle et touchante respectivement de l’Angleterre et de l’Italie. Sur la route de Compostelle, co-production australo-néozélandaise de Fergus Grady et Noel Smyth, compose un joyeux tableaux de six destinées toutes rassemblées le temps d’un pèlerinage entre la France et l’Espagne. Sublimation, de Johan Casinie et Emily Lombi, et Un soupçon d’amour, réalisé par Paul Vecchiali, marquent les ambitions du cinéma indépendant français. Le Bonheur des uns…, de Daniel Cohen avec Bérénice Bejo, Florence Foresti, Vincent Cassel et François Damien dans les rôles titres, ainsi que La Daronne, de Jean-Paul Salomé avec Isabelle Huppert en tête d’affiche, sont les deux gros poids lourds de la semaine.

Côté documentaire, cinq films très différents sont proposés cette semaine. Le premier, Les Joueuses#paslàpourdanser, de Stéphanie Gillard, aborde le monde du football féminin par le prisme de l’équipe lyonnaise alors que Break the silence : the movie, de Park Jun-soo, nous plonge dans l’univers de la K-pop à travers la tournée mondiale du groupe sud-coréen BTS, dont la renommée n’est plus à faire. Dans une approche plus sociale, À ma place, de Jeanne Dressen, fait le portrait d’une jeune femme politiquement engagée issue du milieu ouvrier mais évoluant dans la sphère des grandes écoles alors que Cyril contre Goliath, de Thomas Bornot, raconte le combat peu commun d’un écrivain face à l’un des géants de la haute-couture pour sauver son village natale d’une privatisation qui ne dit pas son nom. Enfin, Le Fantôme de Laurent Terzieff, réalisé par Jacques Richard, propose un portrait de l’acteur aujourd’hui disparu, qui était aussi lumineux sur les planches théâtrales que sur le grand écran. Deux films d’animation viennent clore ce panorama hebdomadaire ; Yuki, le secret de la montagne magique tout d’abord. Réalisé en 1981 par Tadashi Imai, le film avait été édité en VHS en France à l’époque et connaît donc aujourd’hui une sortie nationale digne de ce nom. Les Nouvelles Aventures de Rita et Machin, film franco-japonais signé par Pon Kozutsumi et Jun Takagi, est la seconde aventure adaptée des bandes-dessinées pour enfants de Jean-Philippe Arrou-Vignoud et Olivier Tallec.

Adolescentes (2019, Sébastien Lifshitz, France)
Emma et Anaïs sont inséparables et pourtant, tout les oppose. Adolescentes suit leur parcours depuis leur 13 ans jusqu’à leur majorité, cinq ans de vie où se bousculent les transformations et les premières fois. À leurs 18 ans, on se demande alors quelles femmes sont-elles devenues et où en est leur amitié. À travers cette chronique de la jeunesse, le film dresse aussi le portrait de la France de ces cinq dernières années.

À ma place (2020, Jeanne Dressen, France)
Savannah cherche sa place. Actrice d’une révolution qui n’a pas eu lieu, elle est une fille de la classe ouvrière et réinvente la politique. De Nuit Debout à l’École Normale Supérieure, Savannah doute, rêve, lutte et apprend. Elle se cherche un avenir.

Antebellum (2020, Gerard Bush et Christopher Renz, USA)
L’auteure à succès, Veronica Henley, se retrouve piégée dans un monde effroyable dont elle doit percer le mystère avant qu’il ne soit trop tard.

Le Bonheur des uns… (2020, Daniel Cohen, France/Belgique)
Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C’est face au succès que l’on reconnaît ses vrais amis… Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

Break the silence : the movie (2020, Park Jun-soo, Corée du Sud)
La tournée « BTS World Tour ‘Love Yourself : Speak Yourself’ » est maintenant terminée. Cette tournée mondiale des stades a battu des records d’entrées et a intronisé BTS comme le premier groupe coréen à jouer au mythique Wembley Stadium. Le groupe est passé par Los Angeles, Chicago, New York, São Paolo, Londres, Paris, Osaka, Shizuoka, Riyad et Séoul. Le documentaire part à la découverte de chaque membre dans son intimité comme jamais auparavant. Une fois le show terminé, une autre face de BTS apparaît. Les sept membres dévoilent en toute confiance des histoires personnelles encore jamais racontées.

Cyril contre Goliath (2019, Thomas Bornot, France)
Cyril, écrivain parisien, n’aurait jamais imaginé que Lacoste, le village de son enfance, puisse un jour se faire privatiser par le milliardaire Pierre Cardin. Poussé par son fils et alors que rien ne le destinait à ça, il décide de s’engager contre cette OPA d’un genre nouveau et entame un véritable bras de fer avec le célèbre couturier.

La Daronne (2020, Jean-Paul Salomé, France)
Patience Portefeux est interprète judiciaire franco-arabe, spécialisée dans les écoutes téléphoniques pour la brigade des Stups. Lors d’une enquête, elle découvre que l’un des trafiquants n’est autre que le fils de l’infirmière dévouée qui s’occupe de sa mère. Elle décide alors de le couvrir et se retrouve à la tête d’un immense trafic ; cette nouvelle venue dans le milieu du deal est surnommée par ses collègues policiers « La Daronne ».

Le Fantôme de Laurent Terzieff (2019, Jacques Richard, France)
Le Fantôme de Laurent Terzieff est un vaste portrait de l’acteur Laurent Terzieff dont le talent et le jeu si particulier ont séduit un public fidèle pendant plus de cinquante ans. Laurent Terzieff était plus qu’un bon comédien : après avoir été une véritable « star » au cinéma, par ses choix professionnels, il est devenu peu à peu, une véritable « conscience du théâtre », tant il avait réfléchi à son art. Il reçoit six Molière et fut unanimement salué par ses pairs. Le Fantôme de Laurent Terzieff est un portrait audacieux, tant il explore en profondeur « les secrets d’une âme » et le parcours atypique du comédien.

Les Joueuses#paslàpourdanser (2020, Stéphanie Gillard, France)
L’équipe féminine de L’Olympique Lyonnais s’est imposée au fil des années comme une des meilleures équipes de football au monde. D’entraînements en compétitions, de doutes en victoires, ce film plonge pour la première fois au cœur du quotidien de ces joueuses d’exception. Une invitation à porter un nouveau regard sur la place faite aux femmes dans le sport, un univers où les valeurs de respect et d’ouverture seront les piliers de l’évolution vers l’égalité.

Les Nouvelles Aventures de Rita et Machin (2019, Pon Kozutsumi et Jun Takagi, France/japon)
Après Les Aventures de Rita & Machin, découvrez le nouveau programme de courts métrages qui suit les aventures de ce drôle de duo : une petite fille énergique et son chien farceur !

Remember me (2019, Martin Rosete, USA/France/Espagne)
Claude est septuagénaire, veuf et critique de cinéma et théâtre. Il apprend que l’amour de sa vie, Lily, célèbre actrice française, a été admise dans une maison spécialisée dans le traitement d’Alzheimer en Californie. Il ne l’a pas vue depuis 30 ans. Avec la complicité de son vieil ami Shane, il se fait admettre dans le même service que Lily. Il a conçu le projet fou de lui faire retrouver la mémoire grâce à sa présence, son amour intact et leurs souvenirs.

Rocks (2019, Sarah Gavron, Grande-Bretagne)
Rocks, 15 ans, vit à Londres avec sa mère et son petit frère. Quand du jour au lendemain leur mère disparaît, une nouvelle vie s’organise avec l’aide de ses meilleures amies. Rocks va devoir tout mettre en œuvre pour échapper aux services sociaux.

Sole (2019, Carlo Sironi, Italie/Pologne)
Le jeune Ermanno vit dans une Italie sans futur. Lena, 22 ans, enceinte, arrive tout juste de Pologne. Elle porte l’enfant que l’oncle d’Ermanno et sa femme adopteront à la naissance. Alors qu’il est chargé de veiller sur elle, Ermanno commence à s’attacher à Lena et à s’imaginer père de ce futur enfant.

Sublimation (2019, Johan Casinie et Emily Lombi, France)
Johan, un jeune aspirant réalisateur, s’apprête à passer l’été à Paris. Camélia, une provinciale fraîchement arrivée dans la capitale, emménage dans son immeuble. Entre les deux va naître une grande complicité, voire une histoire d’amour. Or, tandis que l’histoire se construit, des voix-off surgissent progressivement. Il s’agit de celles du réalisateur et de la comédienne à qui il présente son film en des termes plus qu’élogieux, en total décalage avec les images qui défilent… Petit à petit, la mise en abyme se révélera assez claire et les histoires se répondront. Tout comme Johan vis-à-vis de Camélia, le réalisateur tentera de séduire son interlocutrice. Les deux hommes seront malmenés, mais un seul arrivera à ses fins.

Sur la route de Compostelle (Camino skies, 2019, Fergus Grady et Noel Smyth, Nouvelle-Zélande/Australie)
Six « pèlerins » se lancent sur le chemin de Compostelle, long de 800 kilomètres entre la France et l’Espagne. Certains entreprennent le voyage pour la première fois, d’autres sont des habitués de ce pèlerinage, mais tous savent que la route sera longue et parfois difficile mais aussi généreuse en rencontres et en émotions. Comment conserver la motivation face aux nombreuses péripéties qui les attendent sur le Camino ? Ce chemin initiatique et spirituel, celui de la vie, permet à chacun de se révéler… Une histoire de gens ordinaires réalisant un périple extraordinaire !

Un soupçon d’amour (2020, Paul Vecchiali, France)
Geneviève Garland, une célèbre comédienne, répète Andromaque de Racine, avec pour partenaire, son mari André. Elle ressent un malaise profond à interpréter ce personnage et cède son rôle à son amie Isabelle qui est aussi la maîtresse de son époux. Geneviève s’en va avec son fils malade dans son village natal. Elle semble fuir certaines réalités difficiles à admettre.

Yuki, le secret de la montagne magique (Yuki, 1981, Tadashi Imai, Japon)
Yuki vit au ciel avec ses grands-parents, qui veillent sur la Terre. L’année de ses 13 ans, elle est envoyée chez les humains pour faire revenir la paix. Elle aura un an pour mener à bien sa mission, au risque d’être transformée en un sombre vent hurlant. Confrontée au mauvais sort des habitants d’un village du Japon féodal, elle découvre que la cause de tous leurs maux est bien plus mystérieuse que ce que l’on croit…

Agenda cinéma : semaine du 2 septembre 2020

Le rythme des sorties cinématographiques n’a pas encore repris son tempo normal après plus de six mois d’une situation exceptionnelle. Ne boudons pas notre plaisir de retrouver les salles obscures, d’autant que quelques films ambitieux nous sont proposés. Antigone, film canadien réalisé par Sophie Deraspe, et Ema, film chilien réalisé par Pablo Larraín, par exemple, impose tous deux des personnages féminins forts qui tiennent tête au monde, l’une par solidarité avec son frère condamné, l’autre pour surpasser un trauma parental. Un autre personnage féminin, une jeune fille cette fois-ci, irradie dans La Jeune Fille à l’écho (Pakustine atostogu diena), un long-métrage réalisé par le lithuanien Arūnas Žebriūnas en 1964. À l’époque, le film avait été récompensé au Festival de Cannes et à celui de Locarno mais était resté inédit sur les écrans hexagonaux. Inédit également, mais datant de 2012, la série en 10 épisodes signée Hirokazu Kore-eda, Going my home (Arimura Kasumi no Satsukyu). Police, réalisé par Anne Fontaine, aborde la thématique au combien actuelle de l’immigration illégale par le biais d’une prise de conscience éthique. Plus légers sont les comédies habituelles telles qu’Énorme, mis en scène par Sophie Letourneur, et Poissonsexe, à l’humour plus décalé, réalisé par Olivier Babinet. Du côté des reprises, notons la ressortie de Ju Dou de Zhang Yimou avec Gong Li dans le rôle principal, film sélectionné en 1990 pour la compétition cannoise, et Vacances à Venise (Summertime, 1955) de David Lean avec Katharine Hepburn.

Antigone (2019, Sophie Deraspe, Canada)
Antigone est une adolescente brillante au parcours sans accroc. En aidant son frère à s’évader de prison, elle agit au nom de sa propre justice, celle de l’amour et la solidarité. Désormais en marge de la loi des hommes, Antigone devient l’héroïne de toute une génération et pour les autorités, le symbole d’une rébellion à canaliser…

Ema (2019, Pablo Larraín, Chili)
Ema, jeune danseuse mariée à un chorégraphe de renom, est hantée par les conséquences d’une adoption qui a mal tourné. Elle décide de transformer sa vie.

Énorme (2019, Sophie Letourneur, France)
Cela lui prend d’un coup, à 40 ans : Frédéric veut un bébé ! Claire, elle, n’en a jamais voulu et ils étaient bien d’accord là-dessus. Il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Claire se transforme en baleine et Frédéric devient papa-gâteau.

Going my home (Arimura Kasumi no Satsukyu, 2012, Hirokazu Kore-eda, Japon)
Ryota, publicitaire à l’existence bien réglée, voit sa vie chamboulée le jour où son père Eisuke se retrouve plongé dans le coma suite à un malaise. À l’hôpital, Ryota fait la connaissance d’une femme intrigante, qui semble en savoir beaucoup plus que lui au sujet de son père. Elle lui révèle qu’Eisuke s’est lancé voilà des années à la poursuite d’un secret tapi au cœur de la forêt de Nagano, un secret aux frontières de l’irrationnel…

La Jeune Fille à l’écho (Pakustine atostogu diena, 1964, Arūnas Žebriūnas, Lituanie)
C’est le dernier jour des vacances pour Vika. Vêtue de sa robe ample, les cheveux au vent, elle arpente le littoral déjà maintes fois foulé par ses pieds nus au cours de l’été. Libre de ses mouvements et de la présence des adultes, cette petite fille hardie, cor de chasse autour du cou, laisse son innocence et sa curiosité la guider, sans crainte. Vika s’amuse de tout ce qui lui est offert : les vagues deviennent pistes de danse, le sable immense ardoise et les coquillages une chorale marine. Entre plongeons et baignades, elle rend visite à ses amis, rochers anthropomorphes, dont elle seule détient les secrets du langage. De nature effrontée, elle ne se laisse pas impressionner par le groupe de garçons, autres résidents de cette plage hors du monde et du temps. Vika leur tient tête jusqu’à démonter leurs jeux de pouvoir. Romas, un nouvel arrivant intrigué par cette petite fille intrépide, obtient sa confiance et sa sympathie. Elle le conduit jusqu’au creux des regs pour lui confier son secret.

Ju Dou (1990, Zhang Yimou, Chine/Japon) reprise
Dans la Chine rurale des années 1920, Ju Dou est achetée par Yang Jin-shan, le vieux propriétaire d’une teinturerie qui rêve d’avoir un héritier mâle. Parce qu’elle tente de résister à ses assauts, la jeune femme subit régulièrement les déchaînements de violence de son mari. Elle se réfugie dans les bras du neveu de ce dernier, qui vit sous le même toit et essuie également les brimades du vieil homme.

Poissonsexe (2019, Olivier Babinet, France/Belgique)
Alors que Miranda, la dernière baleine au monde, fait la une des journaux, Daniel, physicien obstiné, tente de redonner aux poissons l’envie de copuler. Célibataire désabusé, il est lui-même hanté par le désir d’être père et compte bien traiter ce problème scientifiquement. Le problème, c’est qu’à Bellerose, il n’y a seulement que trois femmes en âge de procréer, soit une chance sur 6232,33 de rencontrer la mère de ses futurs enfants. Pourtant un jour, en sauvant de la noyade un étrange poisson à pattes, Daniel va réapprendre à tomber amoureux.

Police (2020, Anne Fontaine, France)
Virginie, Erik et Aristide, trois policiers parisiens, se voient obligés d’accepter une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Sur le chemin de l’aéroport, Virginie comprend que leur prisonnier risque la mort s’il rentre dans son pays. Face à cet insoutenable cas de conscience, elle cherche à convaincre ses collègues de le laisser s’échapper.

Vacances à Venise (Summertime, 1955, David Lean, USA/Grande-Bretagne) reprise
Jane Hudson, une américaine, passe des vacances seule en Italie. Un enfant des rues, Mauro, lui fait découvrir quelques recoins de la ville de Venise où elle a déposé ses valises. Lorsqu’ils arrivent chez un antiquaire, Renato, Jane tente de résister au charme insistant du bel homme. Toujours célibataire à quarante ans, elle succombe finalement à la tentation sans savoir que Renato est marié et père de famille.

Agenda cinéma : semaine du 19 septembre 2018

Semaine très chargée avec pas moins de 26 longs-métrages au programme ! Un seul documentaire, Jour de paye ! Vers un revenu universel, réalisé par Christian Tod, et six films en reprise, notamment La Religieuse de Jacques Rivette et L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, tenteront d’attirer les spectateurs. Du côté des nouveautés, le nouveau film de Gaspard Noé, Climax, et le western Les Frères Sisters, réalisé par Jacques Audiard avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre, sont très attendus. La comédie française est représentée cette semaine par L’Amour est une fête de Cédric Anger, qui aborde le milieu du cinéma pornographique des années 1980, et par Le Poulain, de Mathieu Sapin, qui dépeint le contexte de la campagne présidentielle. Un seul film d’horreur égaye cette programmation, La Nonne, réalisé par Corin Hardly. Le cinéma d’auteur trouve ses marques avec le film indépendant américain Leave no trace de Debra Granik et le film helvético-belge Fortuna de Germinal Roaux.

L’Amour est une fête (2018, Cédric Anger, France)
Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin…

L’Année dernière à Marienbad (1961, Alain Resnais, Italie/France) reprise
Dans un château de bohême transformé en hôtel, des gens vivent dans une atmosphère feutrée. Ils sont là pour se reposer, et tout autre bruit que quelques paroles chuchotées est proscrit. Un homme s’attache à une femme et tente de la persuader qu’ils ont eu une aventure, l’année dernière, à Marienbad.

Avant l’aurore (2018, Nathan Nicholovitch, France)
Mirinda, un Français prostitué, vit au jour le jour dans les faubourgs de Phnom Penh. Une existence faite d’excès et d’espoir, dans une ville toujours marquée par son passé Khmer rouge. Sa rencontre avec Panna, une petite fille livrée à elle-même, va bouleverser son équilibre et lui donner le courage de se transformer encore.

Carnage chez les Puppets (The Happytimes murders, 2018, Brian Henson, USA)
Dans les bas-fonds de Los Angeles, humains et marionnettes – les puppets – vivent ensemble. Deux détectives, un humain et une marionnette, sont obligés de faire équipe bien malgré eux pour découvrir qui assassine les anciens acteurs du « Happy Time Gang », une émission de marionnettes très populaire.

Climax (2018, Gaspard Noé, France)
Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

Fortuna (2018, Germinal Roaux, Suisse/Belgique)
Fortuna, jeune Ethiopienne de 14 ans, est accueillie avec d’autres réfugiés par une communauté de religieux catholiques dans un monastère des Alpes suisses. Elle y rencontre Kabir, un jeune Africain dont elle tombe amoureuse. C’est l’hiver et à mesure que la neige recouvre les sommets, le monastère devient leur refuge mais aussi le théâtre d’événements qui viennent ébranler la vie paisible des chanoines. Ceux-ci vont-ils renoncer à leur tradition d’hospitalité ? Parviendront-ils à guider Fortuna vers sa nouvelle vie ?

Les Frères Sisters (The Sisters brothers, 2018, Jacques Audiard, France)
Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Gatta cenerentola (2017, Ivan Cappiello, Marino Guarnieri, Alessandro Rak et Dario Sansone, Italie)
Naples en décadence, dans le futur. Cendrillon tente d’échapper aux complots machiavéliques de sa belle-mère et de ses six belles-sœurs, qui vivent à bord du Megaride, un bateau ancré dans le port.

Jour de paye ! Vers un revenu universel (Free lunch society : komm komm grundeinkommen, 2017, Christian Tod, Autriche/Allemagne)
Que feriez-vous si vous n’aviez plus à vous préoccuper de gagner votre vie? Il y a encore quelques années, l’idée d’un revenu universel était considérée comme une chimère. Aujourd’hui, cette utopie est devenue plus concevable que jamais: l’opportunité de sa mise en œuvre est l’objet de débats intenses entre économistes et politiques de tous bords. Le film fournit un éclairage sur ce concept, et part à la recherche des explications, des possibilités et des expériences vécues concernant sa mise en place. Le temps est venu de penser différemment : le revenu universel, c’est de l ʹargent pour tous, un droit fondamental sans contrepartie ! Projet visionnaire, hache néolibérale à l’origine de l’État-providence ou utopie sociale-romantique de gauche ? Selon sa nature et l’ampleur de son application, le revenu universel arbore des visages idéologiques très différents. Alors comment peser le pour et le contre? L’inactivité est-elle le doux poison qui mène l’homme à la paresse, ou la libération des contraintes matérielles est-elle une chance pour tous ? Avons-nous réellement besoin du poids de l’angoisse existentielle pour ne pas lentement nous laisser dépérir devant nos postes de télévision ? Le travail salarié ne donne-t-il pas du sens à nos vies uniquement parce que nous n’avons jamais rien connu d’autre ? Ou parce que nous n’avons jamais eu la liberté de nous accomplir autrement ? La terre, l’eau et l’air sont des dons de la Nature, ils se distinguent des biens privés que l’homme produit par son travail individuel. Des champs pétrolifères d’Alaska, aux prairies canadiennes, en passant par les think tanks de Washington et la steppe namibienne, le film nous embarque dans un grand voyage, dévoilant ce que la voiture à pilote automatique a à voir avec les idées d’un milliardaire allemand et d’une initiative populaire suisse.

Leave no trace (2018, Debra Granik, USA)
Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland, dans l’Oregon. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle. Expulsés soudainement de leur refuge, les deux solitaires se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. Alors que son père éprouve des difficultés à s’adapter, Tom découvre avec curiosité cette nouvelle vie. Le temps est-il venu pour elle de choisir entre l’amour filial et ce monde qui l’appelle ?

La Nonne (The Nun, 2018, Corin Hardy, USA)
Quand on apprend le suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l’abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…

Plongeons ! (2018, Clément Cogitore, Loïc Barché, Tomer, Gabriel Harel, Andrew Ellmaker, Maximillien Van Aertryck et Axel Danielson, France)
Un programme de six courts-métrages réunis autour de la figure du plongeon : saut dans le vide, lâcher-prise, audace… Les protagonistes ici rassemblés devront surmonter leurs peurs, faire des choix personnels et finalement s’affirmer. C’est peut-être ça grandir ?

Le Poulain (2018, Mathieu Sapin, France)
Arnaud Jaurès, 25 ans, novice en politique, intègre par un concours de circonstances l’équipe de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle. Il devient l’assistant d’Agnès Karadzic, directrice de la communication, une femme de pouvoir et d’expérience qui l’attire et le fascine. Sans l’épargner, elle l’initie aux tactiques de campagne, et à ses côtés il observe les coups de théâtre et les rivalités au sein de l’équipe, abandonnant peu à peu sa naïveté pour gravir les échelons, jusqu’à un poste très stratégique.

La Religieuse (1966, Jacques Rivette, France) reprise
Au XVIIIe siècle, Suzanne Simonin est cloîtrée contre son gré dans un couvent. Elle trouve un peu de réconfort auprès de la Mère supérieure, mais celle-ci meurt peu après, et est remplacée par une femme sadique qui ne cesse de brimer Suzanne. La jeune femme obtient l’autorisation de changer de couvent, mais reste toujours aussi déterminée à sortir.

Rue des cascades (1963, Maurice Delbez, France) reprise
Belleville, 1963. Alain, petit garçon d’une dizaine d’années, vit seul avec sa mère, qui tient une épicerie café de la rue des Cascades. L’arrivée de Vincent, l’amant noir de sa mère, vient bouleverser son existence. Autant par racisme ordinaire que par jalousie, l’enfant commence par rejeter le nouveau venu. Par sa grande gentillesse, son humour et son imagination, Vincent désarme les a priori du petit garçon qui devient son meilleur allié. Mais ses copains de jeu n’ont pas forcément le même avis…

Sherlock Holmes et l’arme secrète (Sherlock Holmes and the secret weapon, 1943, Roy William Neill, USA) reprise
Le docteur Franz Tobel, inventeur d’un viseur révolutionnaire, échappe aux griffes des nazis grâce à l’intervention de Holmes et part se réfugier à Londres. Inquiet de la portée de son invention, il décide de confier à quatre scientifiques que lui seul connaît, une partie de son projet, et remet à sa fiancée Charlotte les noms codés de ces quatre hommes peu de temps avant de disparaître. Holmes part à sa recherche et comprend très vite que l’ignoble Moriarty est déjà sur les traces des scientifiques.

Sherlock Holmes : le train de la mort (Terror by night, 1946, Rob William Neill, USA) reprise
Une fois de plus, l’implacable logique de Sherlock Holmes est mise à rude épreuve lorsqu’il est engagé par un certain Roland Carstairs, dont la mère est propriétaire d’un diamant appelé « L’Etoile de Rhodésie ». La pierre précieuse doit être protégée lors d’un voyage en train entre Londres et Edimbourg. Holmes, à l’insu de la vieille dame, remplace le véritable diamant par un faux. Mais ce dernier est tout de même volé et Roland Carstairs est assassiné…

Sherlock Holmes – la femme en vert (The woman in green, 1946, Roy William Neill) reprise
Sherlock Holmes enquête sur une série de crimes étranges s’abattant sur Londres. Le meurtrier signe chacun de ses forfaits en tranchant le pouce de sa victime. L’infâme professeur Moriarty semble être une nouvelle fois impliqué.

Vaurien (2018, Mehdi Senoussi, France)
Après cinq ans d’études supérieures, Red est toujours à la recherche d’un travail et lutte chaque jour contre l’exclusion. Lentement, il s’éloigne d’Anna, l’amour de sa vie. Suite à une lettre lui signifiant sa radiation, il se rend à l’Agence pour l’Emploi, où on lui refuse un rendez-vous. N’ayant plus rien à perdre, il prend alors en otage le personnel et le public. Comme un ultime appel à l’aide, il est décidé à sauver ce qu’il lui reste de dignité.

Victimes (2012, Robin Entreinger, France)
François, un jeune homme sombre et solitaire, va consulter un psychothérapeute afin de trouver une solution pour essayer de vivre plus heureux. Mais au fil des séances, le psy va voir en lui un homme violent et potentiellement dangereux, détaché des règles de la société…

Volubilis (2017, Faouzi Bensaïdi, Maroc/France/Quatar)
Abdelkader est vigile et Malika est employée de maison. Ils viennent de se marier et sont fous amoureux. Malgré des problèmes d’argent, ils rêvent d’emménager ensemble et de vivre leur amour. Un jour Abdelkader va vivre un épisode d’une grande violence, une humiliation qui va chambouler leur destin.

Sorties le 21 septembre 2018 :

Qismat (2018, Jagdeep Sidhu, Inde)
Aucun synopsis disponible.

Saamy2 (2018, Hari, Inde)
Les méfaits et la racaille pullulent dans la ville de Chennai. Mais l’inspecteur Saamy, aux méthodes politiquement très incorrectes, veille au grain et se jurent de nettoyer la ville.

Uturn (2018, Pawan Kumar, Inde)
Une journaliste, qui prépare un article sur les contrevenants au code de la route, se retrouve enchevêtrée dans une affaire de meurtre. Au fur et à mesure de l’enquête policière, plusieurs autres meurtres de même calibre la désignent coupable.

Agenda cinéma : semaine du 1er août 2018

Programme très particulier cette semaine car le nombre de films reprise dépasse largement celui des films inédits. Dix-sept films connaissent ainsi une ressortie sur grand écran contre dix nouveautés. Parmi ces dernières, le dernier opus de la célèbre franchise interprétée et produite par Tom Cruise, Mission : impossible – Fallout, devrait s’imposer aisément dans les salles en l’absence de concurrent solide. Que ce soit la comédie américaine de service, Contrôle parental, où le drame britannique My Lady, les deux films ont peu de chance de pouvoir rivaliser avec le film d’espionnage, dont l’action se passe en grande partie dans la capitale française. Du côté des productions plus intimistes, le film d’animation taïwanais Happiness road pourrait tirer son épingle du jeu, bénéficiant de bonnes critiques dans la presse. Du côté des reprises, il faut noter la belle rétrospective de dix films consacrée au cinéaste japonais Yasujirō Ozu, Ces dix longs-métrages, réalisés entre 1949 et 1962, témoignent de la maîtrise que le cinéaste a acquis tant sur le plan narratif que sur le plan formel. Autre rétrospective à signaler, celle consacrée aux films réalisés dans les années soixante par Robert Enrico.

Arythmie (Arrhythmia, 2017, Boris Khlebnikov, Russie/Finlande/Allemagne)
Katia et Oleg sont un couple d’urgentistes en Russie. Oleg est brillant, mais son métier l’absorbe. Confronté chaque jour à des cas difficiles, l’alcool l’aide à décompresser. Katia ne se retrouve plus dans cette relation. À l’hôpital, un nouveau directeur applique des réformes au service de la rentabilité. En réaction, Oleg s’affranchit de toute limite et l’équilibre du couple vacille plus encore.

Les Aventuriers (1966, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Manu, pilote surdoué, et Roland, mécano inventif, deux amis unis à la vie à la mort, férus de sports extrêmes et d’aventure, voient leurs projets tomber à l’eau. Pour se consoler de leurs échecs, ils acceptent de partir à la recherche d’un trésor englouti au large des côtes congolaises, à la suite du crash d’un avion. Ils emmènent avec eux Lætitia, une jeune artiste déprimée après une exposition ratée.

The Bacchus lady (Jug-yeo-ju-neun yeo-ja, 2016, Jae-yong Lee, Corée du Sud)
So-young, est une dame âgée qui, faute d’une retraite suffisante, doit arrondir ses fins de mois en devenant une “Bacchus Lady”, terme élégant pour désigner une prostituée. Ses clients se font rares. Ses habitués prennent de l’âge, comme elle, et sont confrontés à d’autres problèmes liés à la sénescence (cancer, maladie d’Alzheimer, sentiment de profonde solitude…). Ses conditions de travail devenues difficiles, mais aussi sa rencontre avec une vielle amie, et l’irruption inattendue d’un petit garçon dans sa vie – un Philippin dont la mère effectue un court séjour en maison d’arrêt – vont l’obliger à réfléchir à son avenir et à certaines options professionnelles qui s’offrent à elle.

La Belle vie (1962, Robert Enrico, France) reprise
Après 27 mois passés en Algérie, Frédéric Simon est libéré de ses obligations militaires. Il épouse Sylvie, une amie de jeunesse. Surviennent les difficultés : logement, emploi, et un bébé non désiré. Quand enfin tout s’arrange, Frédéric est rappelé sous les drapeaux.

Bonjour (Ohayō, Yasujirō Ozu, 1959, Japon) reprise
Dans une ville de la banlieue de Tokyo, la vie suit tranquillement son cours : les mères de famille s’occupent de leur intérieur tout en jalousant celui des autres, les pères se croisent au café du coin et s’inquiètent de leur retraite à venir, tandis que les fils passent leur temps à regarder la télévision chez un voisin jugé trop excentrique. Un soir, les jeunes Minaru et Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une « grève de la parole », aussitôt suivi par son jeune frère…

Contrôle parental (Blockers, 2018, Kay Cannon, USA)
Lorsque trois parents découvrent que leurs filles respectives ont fait un pacte pour perdre leur virginité le soir du bal de promo, ils se lancent dans une opération secrète pour les empêcher d’arriver à leurs fins.

Crépuscule à Tokyo (Tōkyō boshoku, 1957, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Takako vient de quitter son mari pour aller vivre avec son père et sa jeune sœur Akiko. Lorsqu’elle apprend que sa mère est de retour après plusieurs années et qu’elle tient un salon de mah-jong, Takako vient lui demander de ne pas révéler son existence à sa sœur…

Les Dames du bois de Boulogne (1945, Robert Bresson, France) reprise
Hélène a juré de se venger de Jean, son amant qui la délaisse. Elle retrouve une de ses amies qui loue sa jeune fille à de riches fêtards. Hélène s’arrange alors pour que Jean rencontre la jeune Agnès. Mais celui-ci tombe amoureux d’Agnès et décide de l’épouser. Hélène, lui révèle alors que la jeune femme est une prostituée…

Été précoce (Bakushū, 1951, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Dans le Tokyo d’après-guerre, un couple âgé vit avec ses deux enfants, sa belle-fille et leurs petits-enfants. À presque 30 ans, Noriko, leur fille, ne souhaite toujours pas se marier et préfère vivre libre et travailler. Lorsque son patron lui propose d’épouser un jeune homme aisé, la jeune femme refuse, préférant choisir elle-même son futur mari…

Fin d’automne (Akibiyori, 1960, Yasujirō Ozu) reprise
Trois vieux amis, Taguchi, Mamiya et Hirayama, se réunissent lors d’une cérémonie en mémoire de leur ami Miwa, décédé il y a quelques années. Ils y retrouvent Akiko, la veuve du défunt dont ils étaient tous amoureux dans leur jeunesse, et sa fille, la jolie Ayako, en âge de se marier. Mamiya tente d’organiser une rencontre entre celle-ci et l’un de ses employés. Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule. Les trois amis, aidés de Yukiko, amie et collègue de la jeune fille, vont tenter de la convaincre…

Fleurs d’équinoxe (Higanbana, 1958, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un groupe d’anciens amis se retrouve et discute de l’avenir de leurs filles, désormais en âge de se marier. L’un d’eux, Wataru Hirayama, est un cadre supérieur fermement attaché à ses valeurs conservatrices, mais tenant parfois auprès de ses amis un discours progressiste sur l’amour et le mariage. Un jour, un jeune homme se présente à son bureau : il se nomme Masahiko Taniguchi et demande la main de Setsuko, sa fille aînée. La décision d’Hirayama est sans appel : il refuse que sa fille épouse l’homme qu’elle aime…

Les Gendarmes de Saint-Tropez (1964, Jean Girault, France/Italien) reprise
Suite à une promotion, le gendarme Cruchot quitte son petit village provincial pour prendre se nouvelles fonctions dans la commune de Saint-Tropez. Sa fille unique, la charmante Nicole, est folle de joie et ne tarde pas à se faire une foule de nouveaux amis « yé-yé » tout en s’attirant de sacrés ennuis, tandis que Cruchot prend activement la direction d’opérations difficiles et délicates…

Le Goût du riz au thé vert (Ochazuke no aji, 1952, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Mariée à Mokichi par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités, se fait de plus en plus rare. Après avoir menti à Mokichi pour passer quelques jours dans une source thermale avec ses amies et sa nièce Setsuko, Taeko reçoit cette dernière, bouleversée par l’annonce d’une rencontre imminente avec un prétendant pour un mariage arrangé…

Le Goût du saké (Samma no aji, 1962, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Veuf, Shuhei Hirayama approche de la retraite et vit toujours avec sa fille Michiko qui est en âge de se marier. Le père comme la fille repoussent l’échéance, l’un craignant la solitude et l’autre la culpabilité de l’abandon. Après le travail, Hirayama a l’habitude de retrouver des amis autour d’un verre. Un soir, l’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille, mais le père hésite. Quelques jours plus tard, le groupe d’amis retrouve un de leurs anciens professeurs qui, n’ayant pas su se séparer de sa fille, vit désormais dans la pauvreté. Hirayama se dit alors qu’il est temps de songer à l’avenir de Michiko…

Les Grandes gueules (1965, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Hector Valentin revient dans ses Vosges natales hériter de la scierie familiale. Il embauche plusieurs repris de justice sans se soucier de Therraz, l’homme fort de la vallée.

Happiness road (On happiness road, 2017, Hsinyin Sung, Taïwan)
Tchi vit aux USA où elle s’est installée, à la poursuite du « rêve américain », après ses études à Taiwan. Sa grand-mère adorée vient à mourir et la voilà de retour dans sa ville natale, où elle retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfants et son quartier, Happiness Road. Tout se bouscule dans son esprit : ses souvenirs d’enfants, la petite et la grande histoire, l’amertume de l’exil, ses espoirs de carrière, son fiancé américain et sa famille aux traditions un peu ringardes… Et si finalement le rêve américain n’en était pas un  ? Tchi finira-t-elle par se retrouver alors qu’elle ignorait s’être perdue ?

Ho ! (1968, Robert Enrico, France/Italie) reprise
Ancien pilote automobile, François Holin est aujourd’hui chauffeur pour une bande de malfrats. Lorsque le chef du groupe, François Canter, se tue quelque jours avant un nouveau hold up, Holin, que les autres surnomment Ho, propose de diriger le casse. Devant le refus de ses associés il décide d’agir seul.

Mario (2018, Marcel Gisler, Suisse)
Pour la première fois de sa vie Mario, un jeune footballeur, tombe amoureux de Léon, nouvel attaquant venu d’Allemagne. Mais dans l’équipe, des rumeurs commencent à circuler sur leur relation et Mario voit sa carrière compromise pour intégrer un club de première division.

Mission impossible – Fallout (2018, Christopher McQuarrie, USA)
Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Ethan Hunt, accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées, sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

My Lady (The Children act, 2017, Richard Eyre, Grande-Bretagne)
Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

Printemps précoce (Sōshun, 1956, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Shoji, jeune employé d’une grande compagnie, passe la plupart de son temps au travail ou dans les bars alentour. Il démarre une aventure avec une jeune et jolie collègue, mais les soupçons de son épouse et les rumeurs des autres collègues se font bientôt persistants…

Printemps tardif (Banshun, 1949, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Noriko, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, vit avec son père veuf, Shukichi. Refusant de le quitter depuis le décès prématuré de sa mère, la jeune femme finit par céder sous la pression de son père, qui ne veut pas que sa solitude soit un frein au bonheur de sa fille. Avant que leur chemin ne se sépare définitivement, ils décident de faire un dernier voyage ensemble…

Tante Zina (1967, Robert Enrico, France) reprise
Ayant fui l’Espagne en 1937, tante Zita vit ses derniers jours à Paris. Sa fille Annie, ne supportant plus ces nuits d’angoisse, fuit et erre dans Paris, multipliant les rencontres.

Une famille italienne (A casa tutti bene, 2018, Gabriele Muccino, Italie)
Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Les Versets de l’oubli (Los versos del olvido, 2017, Alireza Khatami, France/Allemagne/Pays-Bas/Chilie)
Quelque part en Amérique latine. Le vieux gardien de la morgue se souvient de chaque détail de sa vie sauf des noms, y compris du sien. À la suite d’une manifestation qui a tourné au massacre, les miliciens investissent la morgue pour se débarrasser des civils qu’ils ont abattus. Après leur départ, le vieil homme découvre le corps oublié d’une jeune femme…

Voyage à Tokyo (Tōkyō monogatari, 1953, Yasujirō Ozu, Japon) reprise
Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, semble réellement contente de les voir et trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…

Sortie le 3 août 2018 :

Fanney Khan (2018, Atul Manjrekar, Inde)
Prashant Sharma rêvait de devenir un grand chanteur. Mais il peuple aujourd’hui la classe moyenne indienne, en tant que chauffeur de taxi. Il projette son rêve sur sa fille et se bat pour qu’elle devienne une grande chanteuse. Mais de concours en castings, père et fille ne cumulent que des échecs, jusqu’au jour où Baby Singh, grande star indienne, monte dans le taxi de Prashant !

Agenda cinéma : semaine du 25 juillet 2018

Quinze longs-métrages au programme cette semaine dont quatre reprises et non des moindres : Blood simple, le premier film des frères Cohen réalisé en 1984, deux chefs d’œuvres sur le traumatisme de la guerre du Vietnam avec Voyage au bout de l’enfer, signé Michael Cimino en 1978, et Platoon d’Oliver Stone, réalisé en 1986, et enfin un film érotique japonais, Les amants mouillés, mis en scène en 1973 par l’un des as du label roman porno, Tatsumi Kumashiro. Du côté des inédits, le film d’animation Hôtel Transylvanie 3 : des vacances monstrueuses devrait accaparé un large public en ces temps de fortes chaleurs, de même que la comédie Mamm mia ! Here we go again. Deux films asiatiques, Une pluie sans fin et La saison du diable pourraient faire leur petit effet par leur noirceur inquiétante. Les films français sont cette semaine plutôt discrets : C’est qui cette fille, Contes de juillet, Roulez jeunesse et Vierges auront probablement du mal à tirer leur épingle du jeu.

Les amants mouillés (Koibito-tachi wa nureta, Tatsumi Kumashiro, 1973, Japon) reprise
Katsu travaille comme commis dans un cinéma porno de son petit village natal, où il est revenu après une longue absence. Il refuse toutefois de reconnaître ses amis d’autrefois. Katsu entretient une liaison sans passion avec la patronne du cinéma, mais commence une aventure avec Yoko, qu’il épie en train de faire l’amour avec son ancien camarade Mitsuo. Très vite, une étrange amitié va s’instaurer entre les trois.

Bajirao mastani (Sanjay Leela Bhansali, 2015, Inde)
Inde, au début du XVIIIe siècle. La cour du roi hindou marathe Chhatrapati Shahu a besoin d’un nouveau Peshwa, équivalent du 1er ministre. Le jeune Bajirao, guerrier émérite doté d’une grande sagesse spirituelle, est choisi. Quelques années plus tard, durant un de ses voyages, Bajirao rencontre Mastani, fille du roi rajpoute hindou Chhatrasal et de sa conjointe musulmane perse Ruhani Bai. Elle lui demande son aide pour combattre l’envahisseur musulman qui menace leur fort. Bajirao, impressionné par ses qualités de guerrière, accepte de l’aider et ils réussissent à vaincre les ennemis. Chhatrasal, reconnaissant, insiste pour que Bajirao passe Holi (la fête des couleurs) avec eux à Bundelkhand. Mastani et Bajirao tombent amoureux. Il lui offre sa dague, inconscient du symbole de mariage que cela représente pour les rajpoutes de Bundelkhand. Bajirao repart pour Pune, où Kashi Bai, son épouse dévouée qui l’attendait impatiemment, l’accueille. Mastani, déterminée à suivre son cœur, arrive à Pune. En pleine reconquête de l’Inde, Bajirao affrontera les Moghols, alors en pleine désintégration… mais le Peshwa, bientôt tiraillé par deux amours, résistera-t-il aux assauts du cœur et contre la raison d’État ?

Blood simple (Joel Cohen et Ethan Cohen, 1984, USA) reprise
Au Texas, un propriétaire de bar découvrant que sa femme le trompe avec le barman, engage un détective texan pour les assassiner. Mais sous des dehors de parfait imbécile, ce dernier va se révéler machiavélique et imprévisible…

C’est qui cette fille (Thirst street, Nathan Silver, 2017, France/USA)
Gina, hôtesse de l’air en escale à Paris, et Jérôme passent la nuit ensemble après une soirée bien arrosée. Soudain Gina est partout : au bar où Jérôme travaille, dans la rue où il habite, et même dans l’appartement qu’il partage avec sa petite amie Clémence… Gina est décidément folle de lui, et ira jusqu’au bout pour le conquérir.

The charmer (Charmøren, Milad Alami, 2017, Danemark/Suède)
Esmail, jeune et charmant iranien vit au Danemark où il travaille comme déménageur. Pourtant, le soir venu, il fréquente les lieux huppés de la ville pour séduire des femmes, espérant ainsi se marier et obtenir un permis de séjour. Lorsqu’il rencontre Sara, tout bascule. Sur le point d’arriver à ses fins, il est traqué par un homme mystérieux…

Contes de juillet (Gullaume Brac, 2018, France)
Paris et sa banlieue. Cinq filles, cinq garçons. Deux histoires. Un jour d’été. Premier conte – L’Amie du dimanche : Milena et Lucie, deux collègues de travail, profitent d’un dimanche ensoleillé pour aller se baigner sur l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Leur rencontre avec un agent de prévention très entreprenant met à mal leur amitié naissante. Deuxième conte – Hanne et la fête nationale : Tandis que les festivités du 14 juillet battent leur plein, Hanne, une étudiante norvégienne, se trouve successivement aux prises avec trois hommes. Tout ce petit monde passe la soirée ensemble à la Cité Universitaire.

Hotel Artemis (Drew Pearce, 2018, USA/Grande-Bretagne)
Dans un futur proche, une infirmière, qui dirige un hôpital regroupant les plus dangereux criminels de Los Angeles, découvre que l’un de ses patients est dans l’établissement afin d’en assassiner un autre.

Hôtel Transylvanie 3 : des vacances monstrueuses (Hotel Transylvania 3 : summer vacation, Genndy Tartakovsky, 2018, USA)
Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer des vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

Mamma mia ! Here we go again (Ol Parker, 2018, USA)
Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

Platoon (Oliver Stone, 1986, Grande-Bretagne/USA) reprise
Septembre 1967 : Chris Taylor, dix-neuf ans, rejoint la compagnie Bravo du 25ème régiment d’infanterie, près de la frontière cambodgienne. Chris, issu d’une famille bourgeoise s’est engagé volontairement et, plein d’idéal entend bien servir son pays. Mais la réalité est tout autre et ses illusions vont tomber les unes après les autres. Il sera également témoin de la rivalité sanglante qui oppose deux officiers qu’il admire.

Roulez jeunesse (Julien Guetta, 2017, France)
Alex, 43 ans, est dépanneur automobile dans le garage que dirige d’une main de fer sa mère. Un jour, il dépanne une jeune femme et passe la nuit chez elle, mais au petit matin elle a disparu lui laissant sur les bras trois enfants.

La saison du diable (Ang panahon ng halimaw, Lav Diaz, 2018, Philippines)
1979. Au plus fort de la loi martiale instaurée par le président Marcos, quelques villageois rebelles tentent de résister …

Une pluie sans fin (Bao xue jiang zhi, Dong Yue, 2017, Chine)
1997. À quelques mois de la rétrocession de Hong-Kong, la Chine va vivre de grands changements… Yu Guowei, le chef de la sécurité d’une vieille usine, dans le sud du pays, enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes. Alors que la police piétine, cette enquête va très vite devenir une véritable obsession pour Yu… puis sa raison de vivre.

Vierges (Keren Ben Rafael, 2017, France/Israël/Belgique)
À Kiryat Yam, petite station balnéaire au nord d’Israël, tout semble s’être arrêté. Lana, 16 ans, s’est jurée de lutter contre l’immobilisme et la résignation. Elle est loin d’imaginer que la rumeur d’une sirène va réveiller sa ville de sa torpeur et lui permettre enfin de vivre.

Voyage au bout de l’enfer (The deer hunter, Michael Cimino, 1978, Grande-Bretagne/USA) reprise
1968. Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l’aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, et forment une bande très liée. À Clairton, les histoires de cœur vont bon train : Steven épouse Angela, bien qu’elle soit enceinte d’un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Mais cette tranquillité est rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat…